
Dès 2026, la surveillance routière en France pourrait entrer dans une nouvelle ère technologique. De nouveaux radars, dotés d’intelligence artificielle, sont en effet appelés à faire leur apparition sur les routes. Leur particularité ? Ils ne se contenteront plus de contrôler la vitesse des véhicules. En un seul flash, ces dispositifs seront capables de détecter plusieurs infractions simultanément : absence de ceinture de sécurité, usage du téléphone au volant et non-respect des distances de sécurité.
Des sanctions lourdes et cumulables
Concrètement, un automobiliste qui cumulerait ces comportements à risque pourrait être lourdement sanctionné. Chaque infraction étant passible d’une amende de 135 euros, le total pourrait rapidement grimper à 405 euros. À cela s’ajouterait un retrait pouvant aller jusqu’à 8 points sur le permis de conduire, le tout en une seule fois. Une perspective qui inquiète de nombreux conducteurs, comme l’a récemment rappelé RMC.
Cependant, contrairement à certaines rumeurs, ces radars nouvelle génération ne seront pas opérationnels dès le 1er janvier 2026. Si le cadre légal et budgétaire est désormais posé, plusieurs étapes restent à franchir, notamment en matière d’homologation et de tests techniques. À ce stade, aucun calendrier précis de déploiement n’a encore été communiqué.
Un projet qui divise fortement
Cette annonce suscite déjà de vives réactions. Pierre Chasseray, délégué général de l’association 40 millions d’automobilistes, se montre particulièrement sceptique quant à la concrétisation du projet. Selon lui, ce type de radar ne s’attaquerait pas aux véritables causes de la mortalité routière.
« La première cause de mortalité, ce sont l’alcool et les stupéfiants. Et face à ça, le radar ne fait rien », déplore-t-il. Il regrette également une politique qu’il juge essentiellement financière : « On ne fait que remplir les caisses, c’est désespérant. » À ses yeux, un retour massif des forces de l’ordre sur le terrain, comme dans les années 2000, serait bien plus efficace pour prévenir les accidents.
Entre sentiment de sécurité et crainte de surveillance
Du côté des usagers de la route, les avis sont partagés. Certains voient dans ces radars intelligents un outil dissuasif utile, capable de calmer les comportements dangereux. « Sur cette route, beaucoup de gens conduisent très mal. Ce sera peut-être l’occasion de les faire réfléchir », confie un automobiliste interrogé par TF1.
À l’inverse, d’autres redoutent une surveillance permanente. « Mettre de l’IA partout pour contrôler les gens, être tracés en permanence… c’est inquiétant », s’alarme un conducteur. Une crainte qui alimente le débat plus large sur la place de l’intelligence artificielle dans l’espace public et le respect des libertés individuelles.
Une révolution routière encore incertaine
Entre promesse de sécurité accrue et peur d’un contrôle généralisé, ces radars dopés à l’IA cristallisent les tensions. Leur arrivée, si elle se confirme, pourrait profondément transformer le rapport des automobilistes à la route… à condition toutefois que le projet franchisse toutes les étapes nécessaires et devienne une réalité concrète en 2026.