
Dans la nuit de lundi à mardi, les joueurs de l’Équipe de France ont dû faire preuve d’une grande patience à Philadelphie lors de leur rencontre face à l’Irak. Contraints d’interrompre le match pendant de longues heures à cause des orages, ils ont retrouvé la pelouse dans des conditions loin d’être idéales, au grand agacement du sélectionneur et de la star des Bleus, Kylian Mbappé.
Un match lancé à 23 heures un lundi et terminé seulement à 2h48 du matin le mardi : il fallait être particulièrement motivé pour aller jusqu’au bout. Les supporters présents dans le stade comme les téléspectateurs ont dû patienter près de deux heures en raison des violents orages qui se sont abattus sur Philadelphie pendant cette rencontre de la Coupe du monde 2026. Ceux qui ont finalement préféré aller dormir ont toutefois découvert au réveil une bonne nouvelle : les Bleus ont parfaitement rempli leur mission en s’imposant 3-0 face à l’Irak, décrochant ainsi leur qualification pour les seizièmes de finale du Mondial.
Avant que l’orage et les règles de sécurité américaines n’obligent les joueurs à regagner les vestiaires, le roi Kylian avait déjà montré la voie, bien servi par Michael Olise, en ouvrant le score dès la 14e minute de jeu.
Kylian Mbappé : “Quand tu arrives et que tu vois…”
Dans son édition du 24 juin, Le Parisien revient sur les quatre longues heures écoulées entre l’entrée des joueurs sur le terrain et le coup de sifflet final. Le quotidien explique que les Bleus ont trouvé différentes façons de rester concentrés durant cette interruption exceptionnelle, tout en révélant l’irritation de Kylian Mbappé et du sélectionneur Didier Deschamps au moment de reprendre l’échauffement. En retrouvant la pelouse, ils ont constaté que certaines zones étaient totalement “détrempées”. Les ballons “n’avançaient plus”. Manu Koné a même tenté, sans succès, de faire rebondir le ballon sur un terrain devenu impraticable. Des raclettes ont alors été sorties “en catastrophe” pour évacuer l’eau, mais avec un résultat jugé peu convaincant.
“La partie où on attaquait était gorgée d’eau et ils ont passé 20 minutes à nettoyer la partie où on défend mais pas celle où on attaque”, a expliqué Mbappé. “C’est un désavantage. Je voulais qu’ils passent autant de temps à nettoyer les deux côtés du terrain, voire en priorité celui où on attaque.” L’attaquant a toutefois nuancé ses propos : “Mais ils n’y étaient pour rien, parce qu’on leur a demandé d’aller là-bas et leurs deux équipes n’étaient pas prêtes. Ce n’est pas grave. C’est surtout l’attente de deux heures… Quand tu arrives et que tu vois qu’ils n’ont pas protégé la pelouse alors qu’elle devait normalement être recouverte, ça provoque un peu d’énervement, mais ça passe.”
Comment les Bleus ont-ils occupé leur temps dans les vestiaires ?
Pendant que les 70 000 supporters, protégés sous leurs ponchos de pluie, attendaient la fin de l’impressionnant orage, les joueurs français patientaient dans les vestiaires. “C’était une première pour nous dans ces conditions et je trouve qu’on a plutôt bien réagi”, a estimé Jules Koundé. “Au début, comme on ignorait quand le match allait reprendre, on est restés actifs. Ensuite, lorsqu’on a compris que l’attente allait durer, on en a profité pour discuter et se détendre un peu.”
Maghnes Akliouche, le joueur de Monaco, a également raconté : “Il ne fallait surtout pas sortir du match. Certains buvaient, d’autres mangeaient. Il fallait rester prêts au moment où l’arbitre nous demanderait de repartir à l’échauffement.” Avec les nombreuses fausses reprises annoncées, les Bleus ont occupé le temps comme ils le pouvaient.
“On a joué aux cartes (…) et nos créneaux de reprise étaient sans cesse repoussés”, a confié Didier Deschamps, désormais rentré en France après le décès de sa mère. “On reprenait l’échauffement régulièrement, sans vouloir prendre de risques. C’est une situation que je n’avais jamais connue, les joueurs non plus. C’était très long. Mais je n’en veux à personne. C’est une question de sécurité et nous devons nous adapter aux règles locales”, a conclu, avec philosophie, le sélectionneur, qui ne sera pas présent vendredi pour le match entre la France et la Norvège.