
Malgré cette annonce, la tension reste importante sur le terrain. Désormais, chaque intervention filmée peut également devenir une vidéo virale en seulement quelques heures.
3/6 La vidéo : une lycéenne plaquée au sol par les gendarmes
C’est dans ce contexte que la nouvelle séquence a commencé à circuler.
Selon la légende accompagnant la vidéo, la lycéenne aurait mis le feu à un arbre avant d’être plaquée au sol puis interpellée par des gendarmes.
Toutefois, les images n’ont pas été authentifiées par les autorités.
La vidéo ne permet pas non plus de connaître l’ensemble du déroulement des faits. Elle ne montre pas clairement ce qui s’est produit avant l’intervention des gendarmes ni ce qui arrive après l’interpellation.
Ces éléments manquants sont importants pour comprendre précisément la situation.
Un départ de feu à proximité d’un établissement scolaire peut représenter un danger et nécessite naturellement une intervention rapide.
Mais les images d’une adolescente maintenue au sol ont également relancé les interrogations concernant la force employée lors de certaines interpellations.
Lorsque le comportement de gendarmes fait l’objet de soupçons, l’Inspection générale de la gendarmerie nationale peut notamment être saisie. Elle joue pour la gendarmerie un rôle comparable à celui de l’IGPN pour la police nationale.
4/6 Filmer les gendarmes, diffuser la vidéo : ce que dit la loi
La multiplication de ces vidéos soulève également une autre question : peut-on filmer les forces de l’ordre pendant une intervention ?
En France, filmer des policiers ou des gendarmes intervenant sur la voie publique n’est pas interdit de manière générale.
Une circulaire du ministère de l’Intérieur datant de 2008 rappelle notamment que les agents ne peuvent pas simplement confisquer un smartphone ou exiger l’effacement des images uniquement parce qu’une intervention a été filmée.
En revanche, filmer et diffuser sont deux choses différentes.
La publication des images doit respecter certaines règles. La diffusion d’informations permettant d’identifier ou de localiser une personne dans le but de l’exposer à un danger peut notamment être sanctionnée.