
Elle devait notamment participer à un sujet consacré à Céline Dion pour ELLE Canada.
Finalement, le projet ne se concrétise pas pour elle.
Une nouvelle occasion se présente ensuite pour un spécial télévisé. Mais, là encore, la collaboration n’aboutit pas.
Céline Dion travaille déjà avec une autre styliste.
Puis arrive une troisième proposition.
Cette fois, Annie Horth doit participer au clip de « L’amour existe encore », réalisé par Alain DesRochers.
Elle obtient finalement le travail.
Et la collaboration fonctionne immédiatement.
« Ça s’est bien passé », expliquera simplement la styliste plusieurs années plus tard.
La réussite du projet attire notamment l’attention de René Angélil.
Il fait ensuite appel à Annie Horth pour la tournée D’eux, en 1996.
La styliste devient progressivement beaucoup plus qu’une professionnelle chargée de sélectionner des vêtements.
Elle participe directement à la construction de l’image de Céline Dion.

Céline Dion et Annie Horth (à droite) © Photo by Denise Truscello/Getty Images
La construction du dressing de Céline Dion
À partir des années 1990, Annie Horth contribue à transformer progressivement le vestiaire de Céline Dion.
L’objectif est clair : faire de la chanteuse un véritable personnage de mode sans jamais compromettre ses performances sur scène.
Car un costume destiné à un concert ne doit pas seulement être spectaculaire.
Céline Dion doit pouvoir marcher, bouger, respirer et chanter librement.
Annie Horth travaille donc à la fois sur l’esthétique et sur les contraintes techniques.
Séances photo, tapis rouges, galas, apparitions publiques et tournées deviennent autant d’occasions de construire une identité visuelle reconnaissable.
La silhouette de Céline Dion devient plus glamour, plus sculpturale et parfois beaucoup plus audacieuse.
L’un des exemples les plus célèbres reste évidemment les Oscars 1999.
Le smoking blanc porté à l’envers aux Oscars
Ce soir-là, Céline Dion apparaît dans un smoking blanc signé John Galliano pour Dior.