
Le président du Conseil d’orientation des retraites (COR), Gilbert Cette, interrogé sur franceinfo jeudi 3 octobre, précise que «pour un retraité qui bénéficie d’une pension de retraite de 1 500 euros, l’effort sera de 15 euros par mois pendant les six mois de janvier à juin».
Au total, cette mesure devrait rapporter 4 milliards d’euros aux caisses de l’Etat. Par ailleurs, le gouvernement souhaite mettre à contribution la Sécurité sociale en ralentissant les dépenses d’assurance-maladie. Quant aux collectivités locales, les communes, les départements et les régions seront appelés à mieux maîtriser leurs dépenses.
Des hausses d’impôts pour certaines entreprises et pour les Français «les plus aisés»
Du côté des recettes, le gouvernement anticipe 20 milliards d’euros supplémentaires en 2025 grâce à plusieurs nouvelles mesures. Lors de sa déclaration de politique générale, le Premier ministre a évoqué «une participation au redressement collectif» pour les «grandes et très grandes entreprises qui réalisent des profits importants». Les «particuliers les plus aisés» seront eux aussi mis à profit.
Mercredi 2 octobre, Laurent Saint-Martin, ministre délégué chargé du Budget et des Comptes publics, a apporté des précisions : l’effort sera demandé à«0,3%» des ménages français. Le ministre a cité en exemple «un ménage sans enfant qui touche des revenus d’à peu près 500 000 euros par an». Il s’est dit favorable à une participation «exceptionnelle» pour les entreprises réalisant plus d’un milliard d’euros de bénéfice. «Il faut que toutes les grandes entreprises, chacune comme elles le peuvent, et par rapport à leur secteur d’activité, contribuent», a-t-il poursuivi.
De plus, des économies d’environ 1,5 milliard d’euros seront intégrées au budget 2025 par le biais d’amendements déposés après le vote du projet de loi de finances, selon Bercy. Il pourrait s’agir de mesures fiscales en faveur de la transition écologique. Pour l’instant, le gouvernement n’a pas apporté davantage de précisions concernant ce dernier point.
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