
Le maquillage peut sembler secondaire face au cancer. Pourtant, pour certaines femmes, il représente une aide précieuse pendant les traitements.
La chimiothérapie et les autres thérapies contre le cancer peuvent modifier profondément l’apparence. Elles ont également des conséquences sur le moral.
Dans ce contexte, certaines femmes ressentent le besoin de continuer à se maquiller. Mais une question revient souvent : peut-on utiliser du maquillage pendant les traitements ?
Pour Carine Larchet, maquilleuse professionnelle et responsable de l’atelier correcteur La Roche-Posay, la réponse est oui. Il faut toutefois adapter ses produits et ses gestes.
Le maquillage peut aider à retrouver confiance en soi
Pendant les traitements, les changements physiques peuvent être difficiles à vivre.
Le maquillage peut alors permettre de retrouver une image plus familière de soi.
« Les femmes se demandent souvent si elles peuvent se maquiller. Bien sûr que oui », explique Carine Larchet.
Selon elle, le maquillage peut avoir un véritable effet sur le moral.
« C’est un très bel outil pour valoriser son image ou en tout cas optimiser son moral pendant les traitements. »
Un peu de rouge à lèvres ou de blush peut ainsi prendre une importance particulière.
Certaines patientes lui confient même : « J’ai besoin de me sentir belle et digne pour aller au front. »
Retrouver le regard que l’on portait sur soi
L’objectif n’est donc pas simplement esthétique.
Le maquillage peut aider certaines femmes à mieux vivre les changements provoqués par la maladie et les traitements.
« En fait elles ont envie qu’on les aide à retrouver le regard qu’elles portaient sur elles-mêmes », explique l’experte.
Cette aide peut être importante pour le moral.
Selon Carine Larchet, certaines femmes considèrent même le maquillage comme un soutien pour affronter les traitements.
Cependant, il ne faut pas utiliser n’importe quel produit.
La peau devient souvent beaucoup plus fragile pendant cette période.
Une peau plus sèche et plus fragile
Les traitements peuvent modifier considérablement l’état de la peau.
Elle peut notamment devenir plus sèche et plus sensible. Elle peut aussi marquer beaucoup plus facilement.
« On est sur une peau qui est asséchée, fragilisée, qui marque beaucoup plus vite donc il faut faire attention », prévient Carine Larchet.
Des produits auparavant très bien tolérés peuvent alors devenir inconfortables.
La peau réactive devient plus imprévisible.
Il faut donc privilégier des produits doux et adaptés à cette nouvelle sensibilité.
Privilégier des formules simples
Pour l’experte, mieux vaut se tourner vers des formulations simplifiées.
L’objectif est notamment d’éviter les interactions avec les effets de la chimiothérapie.