
Après le rapatriement à Paris des cinq Français présents à bord du MV Hondius, un premier cas contact lié à l’hantavirus vient d’être hospitalisé à Marseille, a révélé Nice-Matin ce mardi 12 mai 2026. Une jeune femme est actuellement suspectée d’avoir contracté le virus.
L’hantavirus continue de susciter une vive inquiétude et reste au centre de l’actualité sanitaire. Pour rappel, un foyer infectieux lié à cette famille de virus transmise par les rongeurs s’est déclaré en avril 2026 à bord du bateau de croisière MV Hondius. Depuis, trois personnes ont perdu la vie et plusieurs dizaines de passagers ont été identifiés comme cas contacts puis placés à l’isolement.
Parmi eux, cinq Français ont été rapatriés en France le 10 mai. L’un des passagers testés positifs a été admis en réanimation et souffrirait de la forme cardiopulmonaire considérée comme la plus grave de la maladie, selon Xavier Lescure, infectiologue à l’hôpital Bichat-Claude Bernard à Paris.
Un premier cas contact hospitalisé à Marseille
Ce mardi 12 mai, une jeune femme âgée d’une trentaine d’années, résidant à Juan-les-Pins, a été prise en charge par le Samu puis hospitalisée à l’IHU de Marseille pour suspicion de contamination à l’hantavirus.
Xavier de Lamballerie, directeur de l’unité des virus émergents et du laboratoire de virologie hospitalier de l’IHU, a tenu à rassurer dans les colonnes de La Provence :
« Je ne l’ai pas encore vue, mais tous les tests vont être réalisés et tout le protocole habituel est mis en place. On ne met aucun personnel en difficulté. »
Le spécialiste a également appelé au calme face à cette situation :
« Des cas contacts, nous allons en trouver partout, il ne faut pas stresser. J’ai zéro inquiétude. »
Le ministère de la Santé a précisé lors d’un point presse que la patiente faisait partie « des 14 passagers du second vol pris en charge à Marseille ».
Un protocole sanitaire renforcé
La jeune femme a été placée dans une chambre à pression négative, un dispositif médical utilisé pour limiter tout risque de propagation.
« Ce sont des chambres dans lesquelles on fait sortir plus d’air qu’on en fait entrer afin d’empêcher la circulation de virus ou de bactéries », a expliqué Xavier de Lamballerie.
Selon lui, cette technologie permet d’assurer la sécurité de la patiente tout en protégeant efficacement les équipes médicales.
De son côté, le syndicat Sud Santé a demandé « des mesures immédiates » afin de garantir la protection du personnel hospitalier et des patients.
À ce jour, vingt-deux Français ont été identifiés comme cas contacts en lien avec l’hantavirus. Huit d’entre eux, dont plusieurs enfants, se trouvaient à bord du vol reliant Sainte-Hélène à Johannesburg le 25 avril, où voyageait également la victime néerlandaise du virus. Quatorze autres personnes étaient présentes dans l’avion Johannesburg-Amsterdam le même jour.
En déplacement au Kenya, Emmanuel Macron s’est exprimé ce mardi 12 mai afin d’assurer que « le gouvernement a pris les bonnes décisions » et que « la situation est sous contrôle ».
Ce qu’il faut retenir
- Une jeune femme suspectée d’avoir contracté l’hantavirus a été hospitalisée à Marseille le 12 mai 2026.
- Elle faisait partie du second vol Johannesburg-Amsterdam, dans lequel 14 Français ont été identifiés comme cas contacts.
- La patiente a été placée en chambre à pression négative afin de limiter tout risque de contamination.
- Emmanuel Macron a assuré que « la situation est sous contrôle ».