
Lorsque les œstrogènes diminuent, ces différents mécanismes peuvent être perturbés.
La peau peut alors devenir plus fine et plus sèche.
Des démangeaisons liées à la sécheresse cutanée
Cette transformation de la peau peut favoriser l’apparition de démangeaisons.
Ce phénomène porte également le nom de prurit.
« Avec la baisse des œstrogènes, la peau s’amincit, se déshydrate, perd en tonicité et des démangeaisons, aussi appelées “prurit”, apparaissent », résume le Dr Michel Mouly.
La sécheresse cutanée constitue donc une explication possible.
Cependant, elle n’est pas la seule.
Dans certains cas, les démangeaisons pourraient avoir une origine différente.
Les nerfs peuvent également être impliqués
Lorsque les démangeaisons ne sont pas directement provoquées par la sécheresse de la peau, une origine neurologique peut être envisagée.
On parle alors de prurit neuropathique.
Cette forme peut provoquer des sensations particulières.
Les personnes concernées peuvent notamment ressentir des brûlures, des picotements ou des irritations importantes.
Pourtant, aucune lésion visible n’est nécessairement présente sur la peau.
Selon le Dr Michel Mouly, la diminution des œstrogènes pourrait également intervenir dans ce phénomène.
Le rôle protecteur des œstrogènes
Les œstrogènes ne jouentent pas uniquement un rôle au niveau de l’apparence de la peau.
Ils auraient également une action protectrice sur certains nerfs.
« Les œstrogènes ont une action protectrice sur les nerfs périphériques », précise le médecin.
Ainsi, leur diminution pourrait favoriser certains dysfonctionnements sensoriels.
Cela pourrait expliquer pourquoi certaines femmes ressentent des picotements ou des sensations inhabituelles sans présenter de problème visible à la surface de la peau.
Cependant, toutes les femmes ne sont pas touchées de la même manière.
Certaines femmes sont plus exposées
Plusieurs facteurs peuvent augmenter la probabilité de souffrir de démangeaisons pendant la ménopause.
Les femmes ayant naturellement une peau sèche ou sensible pourraient être davantage concernées.
Des problèmes cutanés déjà présents peuvent également jouer un rôle.
C’est notamment le cas de l’eczéma ou du psoriasis.