
De plus, les scientifiques doivent encore comprendre précisément les relations entre ces micro-organismes et certaines maladies.
Association ne signifie pas forcément cause
Cette distinction est essentielle.
Lorsqu’une bactérie est plus présente chez des personnes atteintes d’une maladie, cela ne signifie pas automatiquement qu’elle provoque cette maladie.
Elle pourrait participer à son développement.
Mais elle pourrait aussi être une conséquence des changements provoqués par la maladie.
Enfin, un autre facteur pourrait expliquer simultanément les deux phénomènes.
Les chercheurs doivent donc poursuivre leurs travaux afin de mieux comprendre ces associations.
Pour le moment, les bactéries présentes dans la bouche ne constituent pas un outil permettant de réaliser soi-même un diagnostic.
Vers un prélèvement buccal pour mieux repérer les personnes à risque ?
Malgré ces limites, la piste intéresse fortement les scientifiques.
La raison est simple.
Prélever un échantillon dans la bouche est beaucoup moins invasif qu’explorer directement l’estomac.
Le principe serait de recueillir un échantillon buccal.
Les micro-organismes présents pourraient ensuite être analysés en laboratoire.
Les scientifiques chercheraient alors une éventuelle signature bactérienne associée à certaines anomalies gastriques.
Si cette méthode se montre suffisamment fiable, elle pourrait un jour aider à identifier certaines personnes nécessitant des examens complémentaires.
Un outil de dépistage plutôt qu’un diagnostic définitif
Une telle méthode ne remplacerait pas nécessairement les examens médicaux actuels.
Son intérêt pourrait plutôt être d’aider les médecins à identifier les personnes devant bénéficier d’investigations supplémentaires.
En cas de suspicion de cancer de l’estomac, plusieurs examens restent nécessaires.
Le diagnostic doit être réalisé par des professionnels de santé.
Les médecins doivent non seulement confirmer la présence éventuelle d’un cancer, mais également déterminer ses caractéristiques.
L’analyse du microbiome buccal pourrait donc devenir un outil supplémentaire plutôt qu’un remplacement des méthodes existantes.
Non, un bain de bouche classique ne détecte pas le cancer
Il existe également une confusion importante à éviter.