
Dominique de Villepin évoque notamment des « bandes structurées, parfois très organisées ». Ces groupes auraient profité du rassemblement pour commettre des dégradations.
Face à ce phénomène, il plaide pour une préparation collective beaucoup plus poussée. Celle-ci devrait associer le ministère de l’Intérieur, la préfecture de police, la ville de Paris et le club.
À ses yeux, cette coordination représente une première étape indispensable. Elle permettrait de mieux maîtriser la sécurité lors des grandes célébrations sportives.
L’intelligence artificielle comme outil de sécurité
Dominique de Villepin évoque également le recours à l’intelligence artificielle. Celle-ci pourrait notamment servir à identifier plus rapidement les fauteurs de troubles.
Cette approche, déjà expérimentée dans certains pays pendant de grands événements sportifs, repose sur l’analyse des flux vidéo. Elle peut permettre de repérer des comportements suspects ou certains individus connus.
Ainsi, la vidéosurveillance algorithmique pourrait aider les forces de l’ordre à intervenir plus rapidement. Toutefois, elle ne remplacerait pas le travail effectué sur le terrain.
Le recours à ces technologies soulève néanmoins des interrogations. La protection des données personnelles et les libertés publiques figurent notamment parmi les sujets sensibles.
Dominique de Villepin n’entre pas directement dans ce débat. Cependant, cette piste suppose nécessairement une réflexion sur les garde-fous à mettre en place.
L’amélioration de la sécurité reste un objectif important. Pour autant, les technologies utilisées doivent également respecter les libertés publiques.
PSG et bandes organisées : éviter les amalgames
Dominique de Villepin refuse également de désigner les supporters du PSG comme responsables collectivement. Selon lui, il faut distinguer les personnes venues célébrer du comportement des groupes violents.
Il rappelle que l’événement s’est construit autour des personnes qui soutiennent le club. Cela implique, selon lui, une certaine responsabilité dans l’organisation des festivités.
Toutefois, il apporte immédiatement une précision essentielle. « Je ne dis pas que ce sont eux qui sont responsables de ceux qui cassent », explique-t-il.