Des incitations fortes pour produire localement
Au-delà des sanctions, l’administration Trump met également en place des incitations pour attirer les laboratoires sur le territoire américain. Les entreprises qui décideront d’y construire des usines pourront bénéficier d’un taux réduit à 20 %, voire 0 % si elles s’engagent pleinement à produire localement et à proposer aux autorités américaines les prix les plus bas pratiqués à l’international.
Cette clause, inspirée du principe de la “nation la plus favorisée”, vise à garantir aux États-Unis un accès aux médicaments à des tarifs compétitifs, souvent alignés sur ceux observés en Europe, notamment en France.
Treize entreprises déjà engagées
Selon un responsable américain, cette stratégie commence déjà à porter ses fruits. À ce jour, treize entreprises pharmaceutiques ont accepté de se conformer aux exigences américaines, leur permettant ainsi d’échapper aux nouveaux droits de douane.
« Notre objectif est que la majorité des médicaments sous licence soient fabriqués aux États-Unis », a-t-il affirmé, soulignant la détermination de l’administration à transformer durablement le paysage industriel du secteur pharmaceutique.
Une stratégie aux conséquences globales
Si cette politique pourrait renforcer l’indépendance industrielle des États-Unis, elle risque également de provoquer des tensions commerciales avec plusieurs partenaires internationaux. Les laboratoires étrangers, confrontés à ces nouvelles barrières, pourraient être contraints de revoir leurs stratégies d’exportation ou d’investissement.
À plus long terme, cette initiative pourrait redessiner les équilibres du marché mondial du médicament, en accélérant la relocalisation de la production et en intensifiant la concurrence entre les grandes puissances économiques.
