
Donald Trump hausse encore le ton contre l’Otan. Lors d’un sommet économique organisé à Miami ce vendredi 27 mars, le président américain a vivement critiqué l’Alliance atlantique, reprochant à plusieurs pays membres de ne pas avoir répondu à l’appel de Washington pour sécuriser le détroit d’Ormuz, une zone stratégique par laquelle transite près de 20 % du pétrole mondial.
Face aux chefs d’entreprise présents lors de l’événement, Donald Trump a laissé entendre que les États-Unis pourraient revoir leur engagement envers l’Otan si les alliés européens continuent, selon lui, à ne pas assumer leurs responsabilités. « Ils n’étaient tout simplement pas là », a-t-il lancé, en référence au manque de soutien militaire reçu dans cette affaire.
Le président américain a également dénoncé les dépenses énormes engagées par les États-Unis pour protéger leurs partenaires. Avec ironie, il a déclaré que Washington investissait « des centaines de milliards de dollars » chaque année pour défendre l’Otan, alors que certains alliés hésitent à intervenir lorsque les intérêts américains sont directement menacés. Il a même laissé entendre que les États-Unis pourraient ne plus se sentir obligés d’intervenir systématiquement pour défendre leurs partenaires.
Plusieurs pays européens, dont le Royaume-Uni, la France, l’Allemagne et l’Italie, avaient pourtant affirmé être prêts à participer à des efforts visant à sécuriser la circulation dans le détroit d’Ormuz. Mais ces États avaient exclu toute opération militaire directe menée sous le commandement de l’Otan. Une position qui n’a manifestement pas satisfait Donald Trump.
La situation dans cette zone stratégique reste particulièrement tendue. Le trafic maritime y est fortement perturbé, provoquant une hausse importante des prix de l’énergie sur les marchés internationaux. Le détroit d’Ormuz demeure en effet un point clé pour l’approvisionnement mondial en pétrole.
Ce nouvel épisode illustre une fois de plus les tensions persistantes entre Donald Trump et l’Otan. Ces derniers jours, sur son réseau Truth Social, le président américain avait déjà qualifié l’Alliance de « tigre de papier » et accusé certains pays membres de manquer de courage face aux crises internationales. Il avait également averti que les États-Unis « s’en souviendraient » lors d’une réunion du Conseil des ministres organisée jeudi 26 mars.