
Il évoque notamment des incidents survenus à l’occasion de soirées de Ligue des champions du Paris Saint-Germain.
Selon lui, il existerait un « même mode opératoire » entre certaines scènes observées autour du football et les violences qui ont accompagné la mobilisation du 17 octobre.
Au-delà des dégâts matériels, Emmanuel Petit insiste également sur les personnes qui subissent directement les conséquences de ces événements.
Il adresse notamment ses pensées aux forces de l’ordre mobilisées pendant les affrontements.
L’ancien international français évoque aussi les commerçants et les travailleurs touchés par les dégradations.
Il dit avoir « beaucoup de pensées » pour les policiers, mais aussi pour « tous les gens qui ont perdu leur métier et leur travail ».
Emmanuel Petit prend néanmoins soin de faire une distinction entre les auteurs des violences et les personnes venues simplement manifester.
« Il faut pas mélanger les gens qui ont manifesté hier », insiste-t-il.
Il affirme même comprendre fortement certaines des revendications exprimées pendant la mobilisation.
Un discours entre soutien aux manifestants et colère fiscale
Après avoir longuement dénoncé les pilleurs, Emmanuel Petit élargit son discours à une autre source de mécontentement : les impôts et la fiscalité.
L’ancien joueur explique avoir lui-même le sentiment d’être « pressé comme un citron sur le plan fiscal ».
Il estime que ce sentiment est partagé par de nombreux Français qui travaillent et paient leurs impôts.
Il évoque ainsi « tous les Français qui travaillent honnêtement, qui se lèvent de bonne heure » et qui auraient pourtant l’impression d’être « piétinés ».
Son discours devient alors particulièrement critique envers le fonctionnement de l’État.
Selon Emmanuel Petit, « la seule chose qui marche en France, ce sont les impôts ».
Pour illustrer le niveau de pression qu’il dit ressentir, il utilise une formule volontairement provocatrice et affirme que l’on vient jusqu’à « nous mettre la tête dans les WC ».
Son intervention prend alors une dimension beaucoup plus politique.