
Emmanuel Petit s’adresse alors à ceux qu’il considère comme hostiles à la France, en incluant dans ses propos des personnes de nationalité française.
Il vise « tous les autres », puis « les Français qui ne souhaitent pas justement que la France continue à être ce qu’elle est ».
L’ancien international lâche alors : « Retournez d’où vous venez. On a pas besoin de vous. »
Puis arrive la phrase la plus commentée de son intervention.
« Et tous ceux qui sont nés avec un passeport français, cassez-vous. On veut plus de vous. »
Une prise de parole particulièrement virulente
Ces déclarations concluent une vidéo dans laquelle Emmanuel Petit ne cache pratiquement jamais son exaspération.
Son message vise avant tout, selon ses propres propos, les personnes qui participent aux violences et aux pillages.
Il affirme parallèlement son soutien aux étrangers qui souhaitent vivre en France et s’y intégrer, tout en employant ensuite des formulations particulièrement dures envers les personnes qu’il estime hostiles au pays.
La distinction qu’il établit entre manifestants et casseurs constitue également un élément central de son intervention.
Emmanuel Petit dit comprendre la colère d’une partie des personnes ayant participé à la mobilisation. Il partage même certaines critiques concernant la fiscalité et les services publics.
En revanche, il refuse que ces revendications servent, selon lui, de justification aux pillages et aux agressions.
Sa prise de parole mélange ainsi colère contre les casseurs, critique de la fiscalité, attaque contre la classe politique et défense de ceux qui manifestent pacifiquement.
Mais au lendemain des violences du 17 octobre, ce sont probablement ses dernières paroles qui resteront les plus commentées.
Avec son « cassez-vous, on veut plus de vous », le champion du monde 1998 a choisi une formulation particulièrement violente pour exprimer sa colère. Une sortie qui devrait continuer à faire réagir bien au-delà du monde du football.