
Dans certaines situations, cette technique permet de déterminer approximativement la position d’un appareil. Cela reste possible même lorsque son propriétaire utilise son téléphone à l’étranger grâce à l’itinérance.
Par conséquent, ces vulnérabilités représentent un enjeu majeur pour les autorités chargées de la sécurité nationale.
Les soupçons se tournent vers l’Iran
Selon plusieurs responsables de pays du Golfe, l’Iran ou certains de ses alliés pourraient avoir tenté d’utiliser ces mécanismes afin de suivre des militaires américains présents dans la région.
À ce stade, les enquêteurs poursuivent néanmoins leurs investigations. Ils cherchent notamment à déterminer l’ampleur exacte de ces opérations présumées.
Ils tentent également d’établir si ces requêtes correspondent à des tentatives isolées ou à une campagne beaucoup plus vaste de collecte de renseignements.
Pour l’instant, aucune conclusion définitive n’a été annoncée.
Des capacités de renseignement numérique en progression
Nikita Shah, chercheuse en cybersécurité au Centre d’études stratégiques et internationales, estime que l’utilisation des réseaux téléphoniques pour localiser des cibles militaires marque une évolution importante.
Selon elle, l’Iran a renforcé ses capacités au cours des dernières années. Le pays aurait développé des méthodes plus sophistiquées en combinant plusieurs techniques de renseignement numérique.
Cette stratégie permettrait d’améliorer la collecte d’informations tout en diversifiant les moyens utilisés.
Par ailleurs, les vulnérabilités du protocole SS7 ne concernent pas uniquement l’Iran.
En effet, plusieurs États disposent également des compétences nécessaires pour exploiter ces failles. La Russie ainsi que la Chine ont déjà été associées à différentes opérations de surveillance utilisant ce type de technique.
Des experts estiment la menace crédible
Gary Miller, chercheur principal au sein de Citizen Lab, considère que l’Iran possède aujourd’hui les capacités nécessaires pour accéder à des données de géolocalisation en temps réel.
D’après lui, il apparaît probable que Téhéran exploite les réseaux mobiles régionaux afin de surveiller certains utilisateurs américains.
Même si plusieurs points restent encore à éclaircir, ces analyses renforcent les inquiétudes concernant la protection des données mobiles des militaires déployés à l’étranger.