
Il faudra notamment déterminer ce qui se passait rue de la Croix-de-Fer et rue Saint-Nicolas au moment exact de la scène.
Le maire de Rouen réagit publiquement
La diffusion des images a rapidement provoqué une réaction politique.
Lundi 26 octobre, Nicolas Mayer-Rossignol s’est exprimé publiquement sur cette affaire, en marge d’un rassemblement contre le racisme.
Le maire de Rouen a notamment fait part de son inquiétude concernant les conséquences possibles de l’incident sur les enfants.
Il a jugé nécessaire que les faits soient examinés et que les circonstances de l’intervention soient précisément établies.
L’élu a donc annoncé son intention de saisir le procureur de la République.
Cette démarche doit permettre à la justice d’examiner les éléments disponibles et de déterminer si des investigations supplémentaires sont nécessaires.
Une enquête également ouverte par la police
De son côté, la direction interdépartementale de la Police nationale a confirmé, selon les informations rapportées par 76actu, l’ouverture d’une enquête.
Les services compétents doivent désormais reconstituer précisément la chronologie de l’intervention.
L’objectif sera notamment de comprendre pourquoi la grenade a été utilisée à cet endroit et à cet instant.
Les enquêteurs devront également vérifier si les conditions d’utilisation de ce moyen lacrymogène correspondaient aux règles applicables dans ce type d’intervention.
Plusieurs éléments pourront être examinés.
Les images disponibles constituent naturellement une source importante. La vidéo largement diffusée sur les réseaux sociaux pourra être analysée, mais d’autres enregistrements pourraient également exister.
Les témoignages des personnes présentes pourront compléter ces images.
Le policier à l’origine du lancer identifié
Selon les informations communiquées, l’agent à l’origine du lancer aurait déjà été identifié.
Cette étape devrait faciliter les investigations puisqu’elle permettra de déterminer précisément son rôle pendant l’opération et de recueillir ses explications.
Cependant, cette identification ne signifie pas que le policier a commis une faute.
L’enquête doit justement déterminer les circonstances de son geste et vérifier s’il était justifié au regard de la situation à laquelle les forces de l’ordre étaient confrontées.