
Dans la grande majorité des cas, l’être humain est contaminé après avoir inhalé des particules provenant des excréments, de l’urine ou de la salive de rongeurs infectés.
Concernant la transmission entre humains, elle reste extrêmement rare et n’a été observée qu’avec le virus Andes en Amérique du Sud.
L’OMS précise que cette transmission semble nécessiter :
- des contacts très rapprochés,
- des échanges prolongés,
- et survient principalement lorsque la personne malade présente déjà des symptômes.
Contrairement au Covid-19 ou à la grippe, le hantavirus ne semble pas se diffuser facilement par aérosols dans des espaces ouverts. Les autorités sanitaires estiment donc que le risque de propagation massive reste faible.
Existe-t-il un traitement contre le hantavirus ?
À ce jour, il n’existe aucun traitement antiviral spécifique validé contre le hantavirus. Il n’existe pas non plus de vaccin homologué.
La prise en charge repose essentiellement sur :
- une surveillance médicale rapprochée,
- le traitement des complications respiratoires et cardiaques,
- et une hospitalisation rapide en soins intensifs dans les cas les plus sévères.
Les spécialistes rappellent toutefois qu’une prise en charge précoce améliore considérablement les chances de survie.
« À ce stade, le risque pandémique demeure faible », rappelle l’Organisation mondiale de la Santé.
Malgré cela, le syndrome pulmonaire à hantavirus reste une maladie grave avec un taux de mortalité pouvant atteindre 30 à 50 % selon les formes observées.
Questions fréquentes sur le hantavirus
Qui sont les personnes les plus à risque ?
Comme pour de nombreuses infections respiratoires sévères, les personnes fragiles sont davantage exposées aux complications :
- les personnes âgées,
- les personnes souffrant déjà de maladies chroniques,
- les immunodéprimés,
- et les jeunes enfants.
Chez ces patients, les atteintes pulmonaires et cardiaques provoquées par le virus peuvent être plus difficiles à supporter.
Comment diagnostique-t-on le hantavirus ?
Le diagnostic repose principalement sur des analyses sanguines permettant de détecter des anticorps spécifiques produits par l’organisme contre le virus.
Des tests moléculaires peuvent également être réalisés dans des laboratoires spécialisés afin d’identifier précisément la souche du virus.
Quelle est la durée d’incubation ?
Selon l’OMS, les symptômes apparaissent généralement entre 1 et 8 semaines après l’exposition au virus.
Point sur la situation en France
- Les autorités sanitaires françaises ont identifié plusieurs cas contacts après le rapatriement d’une passagère contaminée lors d’une croisière.
- Les personnes concernées ont été placées sous surveillance médicale stricte dans plusieurs établissements hospitaliers.
- Selon le gouvernement, aucun des cas contacts suivis en France ne présente actuellement de symptômes.
- Les autorités ont également renforcé le protocole de suivi des cas contacts afin d’éviter toute chaîne de transmission.
- Le président Emmanuel Macron a assuré que la situation restait « sous contrôle » et que les protocoles sanitaires appliqués figuraient parmi les plus stricts.
- Des analyses génétiques complémentaires sont toujours en cours afin de confirmer qu’aucune mutation du virus n’a été observée.