La musique a toujours fait partie du quotidien avec mes frères et sœurs. Ma mère écoutait des standard du Cameroun et ma mère est fan de Nana Mouskouri, de Georges Moustaki, de Maxime Leforestier, c’est remonté à la surface au moment des Beaux-arts, j’ai découvert que je pouvais composer. J’ai rencontré des musiciens exceptionnels, j’ai appris en autodidacte.
Okali (The Voice 2024, équipe de Mika) : “J’ai dit oui parce que c’était une façon d’arrêter d’avoir peur“
Pourquoi avez-vous eu envie de participer à The Voice ?
C’est un super challenge, c’est un apprentissage à vitesse grand V et j’adore apprendre, j’adore les nouvelles expériences, j’adore les reliefs de la vie. C’est aussi pour me prouver quelque chose bien sûr, parce que je ne pensais pas en être capable.
Je ne me voyais pas du tout dans ce contexte-là. Quelques mois avant, l’idée ne m’aurait jamais traversé l’esprit. J’ai dit oui parce que c’était une façon d’arrêter d’avoir peur et de prouver que j’étais capable.
C’est votre mari qui vous a poussé à faire The Voice ?
Oui, comme j’ai l’habitude de dire, il est un peu féministe sur les bords et j’ai toujours eu plein d’idées bien sûr, avec, entre guillemets, le syndrome de l’imposteur. Et c’est quelqu’un qui m’a dit que je pouvais croire en ce que j’avais dans la tête, donc je l’ai fait.
Avant de monter sur scène, vous aviez l’air très stressée, vous dites “J’aurais dû dire non”. Quel était votre état d’esprit ?
J’ai certainement dit ça, mais mon cerveau était en alerte en mode survie, donc il y a plein de choses qui me passent par la tête. Mais il était hors de question que je n’y aille pas. J’y étais et j’en avais envie. C’était le stress, le trac, beaucoup d’émotions parce qu’un mois avant, on n’était pas censé être là et le fait de le toucher du doigt, de mettre les pieds sur ce plateau, qui est incroyable, tout remonte en une fraction de seconde. Et c’est là qu’on se rend vraiment compte de ce qu’il va se passer.
Okali (The Voice 2024) : “Je me reconnais un peu en Mika“
Pourquoi avoir fait le choix de traduire la chanson Hey Now de London Grammar ? et pourquoi cette chanson ?
Le choix était un peu laborieux, je n’avais pas l’habitude de faire des reprises, on a peur de détruire un morceau ou de ne pas être à la hauteur, donc je ne faisais que mes compositions. Et ce choix s’est porté parce que mon époux, est guitariste du projet.
On a écouté toute une liste et il m’a dit : “Ah cette chanson…” et c’est vrai que je la connaissais et c’est une chanson qui prône l’ode à l’amour. Je suis en couple, j’ai également un fils donc c’était une évidence même, ça m’a parlé. Étant donné qu’Okali a ses racines au Cameroun, il était évident que j’y intègre cet amour aussi et que j’intègre mon dialecte, ce que je ne fais pas souvent.
Mika dit que vous l’avez “transporté dans les nuages”, est-ce que c’est ça qui vous a convaincu ?
J’avais déjà des préférences avant de monter sur la scène pour Zazie et Mika. Zazie, parce qu’elle faisait déjà partie des artistes que j’avais entendus en arrivant en France et que j’avais aimé écouter, elle faisait déjà partie de mon univers artistique. Mika c’était plutôt son côté éclectique qui m’a parlé. J’avais l’idée d’un artiste qui s’intéresse à l’art sous toutes ses formes.
