
Pour la famille, cette situation a renforcé l’idée que le bébé n’était peut-être pas décédé.
Au fil des années, cette hypothèse est devenue une conviction pour Bibia.
Sabrina affirme également que sa mère avait connaissance de récits concernant des bébés qui auraient été vendus à cette époque.
Elle aurait toutefois eu du mal à parler immédiatement de cette crainte à ses proches.
« C’était sa grande inquiétude »
Sabrina a expliqué que sa mère avait peur que son bébé ait été remis à une autre famille.
« C’était l’époque où on vendait des bébés, c’était sa grande inquiétude », a-t-elle déclaré sur le plateau.
Elle a ensuite précisé que Bibia n’avait pas réussi à leur raconter immédiatement toutes ses craintes.
La famille affirme également avoir entendu parler de personnes riches ou influentes qui auraient pu obtenir des enfants à cette période.
Cependant, aucun élément présenté dans le témoignage ne permet d’établir que c’est effectivement ce qui est arrivé au fils de Bibia.
Il s’agit donc de l’hypothèse défendue par la famille.
La seule certitude de leur point de vue reste l’absence de réponses satisfaisantes concernant le sort de l’enfant.
Plus de 60 ans de questions sans réponse
Les années ont passé.
Mais Bibia n’a jamais oublié son premier fils.
Selon Sabrina, sa mère pense encore à lui quotidiennement.
Elle imagine ce qu’il est devenu.
Elle se demande également s’il est toujours vivant.
Cette absence de certitude rend le deuil particulièrement difficile.
Bibia n’a jamais eu la possibilité de voir le corps qu’on lui disait être celui de son enfant.
Elle n’a donc jamais pu, selon son témoignage, obtenir la preuve qui aurait pu mettre fin à ses interrogations.
Plus de six décennies après, les questions restent les mêmes.
« On n’est pas six, on est sept »
Cette histoire a également profondément marqué les autres membres de la famille.