
Le burkini, ce maillot de bain couvrant qui fait régulièrement polémique en France, continue de susciter de vives réactions à Grenoble. La municipalité a récemment confirmé que cette tenue reste autorisée dans les piscines municipales, relançant un débat qui agite la ville depuis plusieurs années. Cette décision, loin d’apaiser les tensions, ravive les critiques d’une partie de la classe politique. Le sénateur Michel Savin a d’ailleurs interpellé le ministre de l’Intérieur afin d’obtenir des clarifications sur la position de l’État face à cette situation.
Grenoble autorise le burkini dans les piscines (1/12)
À Grenoble, la question du burkini dans les piscines municipales continue d’alimenter les débats publics. La municipalité a choisi de maintenir l’autorisation de cette tenue couvrante, une décision qui remonte à près de trois ans mais qui reste au cœur des discussions politiques et médiatiques.
En 2022, la ville avait tenté d’assouplir le règlement intérieur des piscines afin de permettre davantage de types de maillots couvrants. Cette initiative avait toutefois déclenché une vive polémique au niveau national. Saisi par le préfet de l’Isère, le Conseil d’État avait suspendu cette modification, estimant qu’elle pouvait porter atteinte au bon fonctionnement du service public et créer une rupture dans l’égalité de traitement entre les usagers des équipements municipaux.

Maillots couvrants courants à Grenoble malgré la controverse (2/12)
Malgré la suspension prononcée par le Conseil d’État à l’époque, la municipalité grenobloise affirme que des maillots de bain couvrants sont toujours portés dans certaines piscines de la ville. Selon elle, cette pratique s’est progressivement installée et fait désormais partie du quotidien dans certains établissements.
Mais cette situation continue de diviser l’opinion publique. Le sénateur de l’Isère Michel Savin a récemment réagi à cette confirmation en demandant au ministre de l’Intérieur de clarifier la position du gouvernement et d’envisager une intervention de l’État pour faire respecter les décisions de justice.

Opposition au burkini pour des raisons de principes du service public (3/12)
Michel Savin, qui s’oppose fermement à cette pratique dans les piscines publiques, estime que l’autorisation du burkini remet en cause certains principes fondamentaux du service public en France. Selon lui, la question dépasse largement le simple choix vestimentaire.
Le sénateur évoque notamment les enjeux liés à la laïcité, à la neutralité des services publics et au respect de l’ordre public. À ses yeux, autoriser une tenue associée par certains à une pratique religieuse pourrait créer un précédent et fragiliser l’équilibre des règles communes appliquées dans les équipements publics.

Opposition locale accuse Grenoble de détourner la loi (4/12)
Sur le plan local, la décision de la municipalité grenobloise suscite également de fortes critiques. Alain Carignon, figure de l’opposition et candidat déclaré aux élections municipales de 2026, accuse la majorité actuelle de « détourner la loi ».