Le Bureau d’Enquêtes et d’Analyses reste toutefois prudent sur ce point.
Les spécialistes doivent encore déterminer si ces flammes sont apparues uniquement après l’impact avec le sol ou si elles existaient déjà avant la collision.
Cette distinction pourrait jouer un rôle important dans la compréhension des causes du drame.
Un pilote particulièrement expérimenté
Le rapport préliminaire apporte également plusieurs précisions concernant le pilote.
Âgé de 44 ans, il possédait une expérience importante dans l’aviation.
Les enquêteurs indiquent qu’il totalisait environ 10 500 heures de vol.
Le jour de l’accident, il effectuait sa sixième rotation avec cet appareil.
Ces éléments permettent d’établir que le pilote connaissait parfaitement le type de mission qu’il réalisait au moment du drame.
Un appareil conforme aux limites réglementaires
Les investigations portent également sur les caractéristiques techniques de l’avion au moment du décollage.
Les premières vérifications montrent que l’appareil ne dépassait pas les limites autorisées.
Sa masse était estimée à 2 590 kilogrammes.
Or, la limite maximale autorisée pour ce Pilatus PC-6 était fixée à 2 800 kilogrammes.
Les enquêteurs ont également examiné l’historique de maintenance de l’avion.
La dernière visite technique avait été réalisée en avril, en Suisse.
Par ailleurs, le certificat de navigabilité demeurait valable jusqu’au 31 juillet.
À ce stade, ces premiers éléments ne mettent donc pas en évidence d’irrégularité concernant la masse de l’appareil ou la validité de son entretien.
Les investigations se poursuivent
Le Bureau d’Enquêtes et d’Analyses poursuit désormais ses recherches selon plusieurs axes.
Les experts examinent notamment le fonctionnement du turbopropulseur, le circuit carburant ainsi que les données enregistrées par les différents instruments de vol.
En parallèle, l’ensemble des vidéos disponibles fait toujours l’objet d’une analyse approfondie.
Ces différents éléments pourraient permettre de mieux comprendre le comportement de l’avion durant les dernières secondes précédant sa chute.
Pour les familles des onze victimes, les conclusions définitives de l’enquête sont désormais très attendues.
Les prochaines analyses devront permettre d’établir avec davantage de précision les circonstances exactes de ce crash qui a profondément marqué la Meurthe-et-Moselle et le monde du parachutisme.