

Des examens effectués par des médecins agréés
Les visites médicales seraient réalisées par des médecins agréés afin d’éviter toute fraude ou complaisance. Ces praticiens auraient pour mission de vérifier les réflexes, la compréhension des situations, la vue, l’audition et la capacité à réagir rapidement. À l’issue de la consultation, le médecin pourrait déclarer la personne apte à conduire, recommander une limitation (par exemple, interdiction de conduire la nuit) ou juger qu’elle ne peut plus conduire pour des raisons de sécurité.

Une mesure ambitieuse mais difficile à appliquer
La mise en place de cette réforme soulève néanmoins des défis logistiques majeurs. Avec la pénurie de médecins et les délais d’attente déjà longs dans de nombreuses régions, comment absorber des millions de consultations supplémentaires ? Pour éviter la saturation du système, la mesure serait déployée progressivement d’ici 2032. « On ne va pas demander du jour au lendemain à tout le monde de faire une visite médicale. On a le temps de s’organiser », a expliqué le député.

Des automobilistes inquiets mais partagés
Pour beaucoup d’automobilistes, cette obligation pourrait s’ajouter à la longue liste de contraintes déjà existantes : contrôle technique, assurances, carburant, taxes… Pourtant, d’autres y voient une mesure de sécurité nécessaire, notamment face à la recrudescence des accidents liés à des malaises, à la fatigue ou à des troubles visuels non détectés. Frédéric Valletoux reste confiant : « Chaque réforme de sécurité routière a rencontré des résistances au début. Mais la liberté ne peut pas primer sur la sécurité. »
Et de conclure : « Les personnes qui ne sont plus aptes à conduire, mais continuent de le faire, se mettent en danger et mettent aussi en danger les autres. Il est temps d’agir avant que d’autres drames ne se produisent. »
