
Les aides complémentaires, les pensions de réversion ou encore certaines majorations familiales permettent parfois d’améliorer les revenus de certains ménages. Malgré ces dispositifs, une part importante des retraités continue de vivre avec des ressources limitées.
L’inflation continue de fragiliser les plus petites retraites
La DREES rappelle que les pensions ont progressé ces dernières années grâce aux différentes revalorisations décidées par les pouvoirs publics.
Les retraites ont ainsi été augmentées de 5,3 % en 2024, puis de 2,2 % en 2025. Une nouvelle revalorisation de 0,9 % est également intervenue en 2026. Grâce à ces hausses successives, la pension moyenne est passée à 1 742 euros bruts par mois en 2025, avant d’atteindre environ 1 757 euros bruts en 2026.
Malgré cette évolution, l’inflation continue de peser fortement sur le budget de nombreux retraités. Les dépenses courantes restent élevées et réduisent sensiblement le pouvoir d’achat, en particulier pour les personnes percevant les pensions les plus faibles.
Les spécialistes estiment que les retraités dont les revenus restent nettement inférieurs à la moyenne nationale sont les plus exposés aux difficultés financières. Cette situation concerne notamment les personnes ayant connu des carrières incomplètes, des périodes de chômage ou encore des emplois faiblement rémunérés.
Selon les analyses de la DREES, une nouvelle amélioration du pouvoir d’achat pourrait intervenir au début de l’année 2027 grâce au mécanisme d’indexation des pensions sur l’inflation. Cette évolution dépendra toutefois de la progression des prix ainsi que des décisions qui seront prises dans les prochains mois.
Les données publiées montrent surtout que la moyenne nationale ne reflète pas la réalité de tous les retraités. Si certains disposent de revenus relativement confortables, d’autres doivent vivre avec des pensions nettement plus modestes.
La DREES rappelle ainsi qu’en 2026, la pension moyenne atteint environ 1 757 euros bruts par mois. Les retraités dont les revenus restent largement inférieurs à ce montant figurent parmi les plus exposés aux difficultés financières et au risque de pauvreté, malgré les différentes revalorisations accordées ces dernières années.