
Ségolène Royal entend défendre sa place dans la primaire du pôle socialiste en vue de l’élection présidentielle de 2027. L’ancienne candidate à l’Élysée a notamment décidé de saisir l’Arcom, estimant que certains responsables politiques bénéficient d’une exposition médiatique qui la pénalise.
Parmi les personnalités directement visées figure François Hollande. Son ancien compagnon et père de ses enfants fait l’objet de critiques particulièrement appuyées de sa part. Dans un portrait publié le 21 septembre par Le Nouvel Obs, Ségolène Royal s’en prend également à plusieurs autres figures de la gauche.
Ségolène Royal saisit l’Arcom
Candidate à la primaire du pôle socialiste, Ségolène Royal souhaite faire respecter ce qu’elle considère comme une nécessaire équité dans l’exposition médiatique des différentes personnalités engagées dans la compétition.
Elle a ainsi décidé de saisir l’Arcom au sujet de la place accordée à certains responsables politiques dans les médias. Une démarche révélée dans le portrait que Le Nouvel Obs lui a consacré.
François Hollande se retrouve notamment dans son viseur. L’ancien président de la République intervient régulièrement dans le débat politique, une présence médiatique que Ségolène Royal critique ouvertement.
« Il n’est pas candidat, il tape sur le PS, et il nous vole du temps de parole. Vous pouvez le croire, ça ? », déclare-t-elle dans les propos rapportés par le magazine.
Pour l’ancienne ministre, il est donc nécessaire de réagir. Elle résume sa position par une autre formule : « Si je ne me fais pas respecter, je me fais marcher dessus. »
François Hollande loin d’être le seul visé
Les critiques de Ségolène Royal ne se limitent toutefois pas à son ancien compagnon. Dans son entretien, elle évoque également Raphaël Glucksmann.
Elle lui reproche notamment de ne pas venir « de la gauche ». Selon Télé Star, elle avait déjà critiqué auparavant sa forte présence médiatique.
Dans le portrait publié par Le Nouvel Obs, l’ancienne candidate à la présidentielle estime également que Raphaël Glucksmann est « déjà en burn-out ». Il s’agit là d’un jugement politique formulé par Ségolène Royal, et non d’une appréciation médicale sur son état de santé.
Mais ses propos les plus sévères concernent notamment François Hollande et Bernard Cazeneuve.
Ségolène Royal les qualifie de « pathétiques » et leur prête une stratégie d’alliance avec le centre. Elle affirme également que, selon elle, une partie des électeurs de gauche rejetterait une proximité avec le macronisme.
Ces déclarations illustrent les tensions qui traversent actuellement la gauche à l’approche de l’échéance présidentielle.
Une rivalité politique avec François Hollande
La relation entre Ségolène Royal et François Hollande possède évidemment une dimension particulière. Les deux personnalités ont partagé leur vie pendant près de trente ans et ont eu quatre enfants ensemble.