
Mais à l’approche de 2027, c’est désormais leur positionnement politique respectif qui occupe le devant de la scène.
Interrogée sur l’attitude qu’elle adopterait vis-à-vis de François Hollande si elle remportait la primaire, Ségolène Royal s’est montrée catégorique.
« Je n’ai rien à demander du tout, moi », a-t-elle répondu.
Elle ne souhaite toutefois pas se projeter trop rapidement dans les différents scénarios possibles pour l’élection présidentielle.
« Je ne vais pas encore me positionner avec les autres. Je suis dans mon couloir comme une sportive de haut niveau », a-t-elle expliqué.
Ségolène Royal veut se concentrer sur sa propre candidature
À 72 ans — elle doit fêter ses 73 ans le 22 septembre 2026 — Ségolène Royal entend donc mener sa propre stratégie, sans conditionner sa candidature aux décisions des autres responsables politiques.
Cette posture lui permet également d’insister sur les thèmes qu’elle souhaite placer au cœur de sa démarche.
L’ancienne ministre de l’Écologie évoque notamment la situation des jeunes, la sécurité et la réindustrialisation de la France.
Elle souhaite également placer la lutte contre le réchauffement climatique au centre des investissements industriels.
Son ambition affichée consiste notamment à « comprendre la France » et à laisser le pays « en meilleur état » qu’il ne l’était auparavant.
Elle évoque aussi une France dans laquelle les jeunes pourraient être heureux, où les citoyens auraient moins peur et où le pays retrouverait une puissance industrielle.
La bataille médiatique s’ajoute à la bataille politique
En saisissant l’Arcom, Ségolène Royal ouvre donc un autre front dans sa campagne.
Au-delà des propositions politiques, la visibilité médiatique des différents candidats et responsables devient elle-même un sujet de confrontation.
La candidate considère que les interventions répétées de personnalités comme François Hollande influencent l’espace médiatique disponible pour ceux qui participent directement à la primaire.
Sa démarche vise donc à faire examiner cette question par le régulateur.
Reste à savoir quelles suites seront données à cette saisine et comment l’exposition médiatique des différentes personnalités politiques évoluera au fil de la campagne.
Une primaire déjà marquée par les tensions
Les déclarations de Ségolène Royal montrent surtout que la compétition à gauche est déjà particulièrement animée.
François Hollande, Raphaël Glucksmann ou encore Bernard Cazeneuve font partie des personnalités qu’elle critique ouvertement. Le Nouvel Obs rapporte également des commentaires de sa part sur Olivier Faure.
Dans ce contexte, chaque prise de parole peut devenir un élément de la confrontation politique précédant l’élection présidentielle de 2027.
Ségolène Royal entend, de son côté, poursuivre sa campagne en défendant sa propre ligne. Sa saisine de l’Arcom et ses critiques contre plusieurs figures de la gauche témoignent de sa volonté de peser dans cette nouvelle séquence politique.
Les prochaines semaines permettront notamment de voir comment les autres protagonistes de la primaire répondront à ces attaques et quelle place Ségolène Royal parviendra à occuper dans la campagne.