Voici pourquoi certaines personnes bavent en dormant (et ce qu’il faut faire)

Pour limiter l’hypersalivation nocturne, plusieurs gestes simples peuvent être adoptés.

La première étape consiste à adapter sa position de sommeil. Si vous dormez sur le ventre, essayez progressivement de vous endormir sur le dos ou sur le côté. L’alimentation joue aussi un rôle : il est préférable d’éviter les plats acides, épicés ou très salés avant le coucher, car ils stimulent la production de salive. L’alcool et le tabac sont également à limiter, voire à éviter.

En cas de nez bouché ou de respiration buccale, consulter un médecin ORL peut s’avérer utile. En attendant, l’utilisation d’un humidificateur d’air ou d’un décongestionnant nasal peut améliorer le confort respiratoire et réduire la salivation nocturne.

Hypersialorrhée chronique : quels traitements ?

Dans la plupart des situations, l’hypersalivation passagère disparaît grâce à ces mesures hygiéno-diététiques. Toutefois, lorsqu’elle est chronique ou liée à une pathologie, des traitements spécifiques peuvent être envisagés.

Des orthèses dentaires peuvent être prescrites pour maintenir la bouche fermée chez les personnes souffrant de bruxisme. Pour l’apnée du sommeil, un dispositif de ventilation en pression positive continue (CPAP) peut améliorer la respiration nocturne et réduire l’écoulement de salive.

Il est important de rappeler que baver en dormant est extrêmement fréquent et rarement inquiétant. Néanmoins, lorsque la sialorrhée devient persistante ou s’accompagne d’autres symptômes, un avis médical reste indispensable afin d’en identifier la cause et de proposer une prise en charge adaptée.

Merci à la Docteure Faïza Bossy, médecin généraliste

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