Voici pourquoi certaines personnes bavent en dormant (et ce qu’il faut faire)

On s’est presque tous déjà réveillés avec une petite trace de salive au coin des lèvres… voire une tache bien visible sur l’oreiller. Si ce phénomène peut être embarrassant, il est dans la grande majorité des cas totalement bénin. Bonne nouvelle : il existe aussi des solutions simples pour limiter la salivation excessive pendant le sommeil.

Au réveil, il arrive parfois de constater une légère humidité près de la bouche ou sur l’oreiller. Baver en dormant est en réalité un phénomène très courant, qui peut toucher tout le monde, sans distinction d’âge ou de sexe. Toutefois, certaines habitudes ou conditions peuvent accentuer ce désagrément. Heureusement, plusieurs recommandations permettent de réduire l’hypersalivation nocturne.

Pourquoi bave-t-on en dormant ?

Il est essentiel de faire la distinction entre la sialorrhée, c’est-à-dire l’écoulement involontaire de salive pendant le sommeil — un phénomène normal — et la sialorrhée excessive, aussi appelée hypersialorrhée, qui peut être liée à différentes causes.

La position de sommeil joue un rôle déterminant. Dormir sur le ventre favorise l’ouverture de la bouche et gêne la déglutition, ce qui facilite l’écoulement de la salive. À l’inverse, dormir sur le dos ou sur le côté permet de mieux contrôler ce phénomène.

Pendant le sommeil, l’ensemble des muscles du corps se relâche, y compris ceux de la bouche et de la gorge. Si la tête est mal positionnée et que la bouche reste ouverte, la salive s’écoule naturellement hors de la cavité buccale.

Autre facteur important : le réflexe de déglutition diminue durant le sommeil. La salive, moins souvent avalée, s’accumule alors dans la bouche jusqu’à s’échapper.

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L’hypersalivation nocturne peut-elle être le signe d’une maladie ?

Dans certains cas, l’hypersialorrhée nocturne peut être associée à des pathologies sous-jacentes, parmi lesquelles :

  • l’apnée du sommeil ;
  • les troubles de la déglutition, notamment chez les personnes atteintes de la maladie de Parkinson non équilibrée ;
  • un accident vasculaire cérébral (AVC) ayant touché certains nerfs impliqués dans la déglutition ;
  • les maladies neurodégénératives, qui perturbent la coordination musculaire ;
  • les infections chroniques des voies respiratoires supérieures (sinusites, polypes nasaux) ;
  • les allergies provoquant une congestion nasale et une respiration buccale ;
  • les infections dentaires ou gingivales ;
  • le bruxisme, caractérisé par le grincement ou le serrement des dents pendant le sommeil ;
  • les reflux gastro-œsophagiens ;
  • les ulcères digestifs.

Plus rarement, une hypersalivation peut être liée à une lithiase salivaire, une affection caractérisée par la formation de calculs dans les canaux salivaires, perturbant l’écoulement normal de la salive.

Hypersialorrhée : quand faut-il consulter ?

Comme l’explique la Dre Faïza Bossy, médecin généraliste, ce sont souvent les proches qui remarquent une salivation excessive durant la nuit.

« Il est recommandé de consulter un professionnel de santé lorsque la sialorrhée s’accompagne d’autres symptômes, comme des ronflements intenses, des pauses respiratoires, des difficultés à avaler ou une sensation d’étouffement pendant le sommeil », précise-t-elle.

Une consultation est également conseillée en cas de signes neurologiques (faiblesse musculaire, troubles de la coordination), de bruxisme marqué, de caries fréquentes ou de tremblements.

Comment éviter de baver pendant la nuit ?