
Quarante ans après le décès de Daniel Balavoine dans un crash d’hélicoptère, sa sœur Claire a accordé un entretien au magazine Ici Paris, ce mercredi 28 octobre 2026. L’octogénaire est revenue sur les circonstances du drame et sur ce qui aurait poussé son frère à taire sa peur.
Le 14 janvier 1986, le monde de la musique basculait dans le deuil. Daniel Balavoine décédait tragiquement dans un crash d’hélicoptère au Mali, à l’âge de 33 ans. Le chanteur, qui participait au Paris-Dakar, était sur place dans le cadre d’une mission humanitaire : installer des pompes à eau dans le Sahel.
L’accident a également coûté la vie au pilote François-Xavier Bagnoud, au fondateur du rallye Thierry Sabine, à la journaliste Nathalie Odent et au technicien radio Jean-Paul Le Fur.
Sa disparition brutale a laissé un vide immense auprès de ses nombreux fans, orphelins de l’interprète de Mon fils ma bataille, Tous les cris les S.O.S ou encore L’Aziza.
Les obsèques de Daniel Balavoine ont eu lieu le 20 janvier 1986 au cimetière de Ranquine à Biarritz, une ville où il avait passé une partie de son enfance. Son épouse Corinne Barcessat, dite Coco Balavoine, enceinte de leur deuxième enfant, n’était pas présente aux funérailles. Terrassée par le chagrin et affaiblie par sa grossesse, elle n’avait pas pu faire le déplacement jusqu’à Biarritz.
Daniel Balavoine : sa sœur Claire fait des confidences sur sa mort, 40 ans après
Dans les colonnes d’Ici Paris, ce mercredi 28 octobre, sa sœur Claire Balavoine, présidente de l’Association Daniel Balavoine, est revenue sur les circonstances du drame.
Selon elle, le chanteur souffrait d’une importante peur de l’avion et des airs. Une crainte qui aurait joué un rôle dans sa décision de monter malgré tout à bord de l’hélicoptère ce jour-là.
« Ce n’est pas l’hélicoptère qui l’a tué mais le fait qu’il n’ait pas osé dire qu’il ne voulait pas monter pour ne pas passer pour une mauviette », a-t-elle déploré.
Claire Balavoine avait déjà évoqué cette question lors d’un entretien accordé à Sud Ouest en janvier dernier. Elle avait alors expliqué que son frère ne voulait pas monter dans cet hélicoptère.
Dans son nouvel entretien, elle pointe surtout du doigt les stéréotypes masculins et la difficulté, pour certains hommes, d’exprimer leurs craintes.
« Les garçons sont élevés dans le principe qu’ils n’ont pas le droit d’avoir mal ni de dire non. C’est terrible ! Les hommes ont le droit d’avoir peur, ça n’enlève en rien à leur virilité », a-t-elle déclaré.
À travers ces confidences, Claire Balavoine livre donc son interprétation personnelle des événements ayant précédé le drame. Quarante ans après la disparition du chanteur, elle souhaite notamment rappeler que reconnaître sa peur ne devrait jamais être considéré comme un signe de faiblesse.
Que deviennent Jérémie et Joana, les deux enfants du chanteur ?
Le jour du crash, Daniel Balavoine a laissé derrière lui son épouse Corinne, leur fils Jérémie Balavoine, né le 15 juillet 1984, ainsi que leur fille Joana, qui n’était pas encore née.
En effet, Joana Balavoine est née en juin 1986, soit cinq mois après la mort de son père. Sa mère Corinne s’est alors battue avec l’aide d’un avocat afin que sa fille puisse porter le même nom de famille que son père après sa disparition.
Aujourd’hui, Joana Balavoine est devenue chanteuse. En 2021, elle a également dévoilé Les Lions endormis, une bande dessinée dans laquelle elle évoque ses quatorze années d’addiction.
De son côté, Jérémie Balavoine a lui aussi choisi une voie artistique. Musicien, il a également publié en 2025 un recueil de poésies intitulé Schizo Quelque chose, aux éditions Cent Mille Milliards.
Quarante ans après la disparition tragique de Daniel Balavoine, sa famille continue ainsi de faire vivre sa mémoire. Les nouvelles confidences de sa sœur Claire apportent surtout un éclairage personnel sur l’état d’esprit du chanteur avant le vol qui lui a coûté la vie.