
Alors que la collision de deux trains au sud de Madrid, en Espagne, a fait 69 morts et 108 blessés mercredi 28 octobre 2026, plusieurs témoins ont pris la parole pour raconter le choc de cet accident. Selon les premiers éléments de l’enquête, celui-ci pourrait avoir été provoqué par une panne du système de sécurité qui contrôle les distances entre les trains et leur vitesse.
Il est 8 h 54, à une centaine de kilomètres de Madrid, lorsque deux trains entrent en collision, mercredi 28 octobre 2026. Le bilan fait état de 69 morts et 108 blessés.
Selon les premiers éléments disponibles, l’accident pourrait être lié à une panne du système de sécurité chargé de contrôler les distances entre les trains et leur vitesse. Cette hypothèse doit toutefois encore être confirmée par l’enquête.
Pour les passagers des deux trains, le choc a été particulièrement violent. Plusieurs témoins décrivent un « impact extrêmement violent » ainsi qu’un « bruit sourd ». L’un des trains aurait déraillé après avoir percuté l’arrière de l’autre.
Parmi les passagers se trouvait Jesús. Interrogé par Cadena SER, il raconte avoir été « projeté en l’air » alors qu’il travaillait sur son ordinateur au moment de la collision.
« Je me suis cogné la tête contre le siège devant moi et c’est là qu’on a compris ce qui se passait. On a cru à un déraillement et on a essayé d’aider les personnes les plus mal en point à sortir et à évacuer le plus vite possible. Le train s’est incliné sur les rails et on a eu peur qu’il se renverse », a-t-il décrit.
Jhoander Vasca, blessé à l’arcade sourcilière, a également raconté les premières secondes après l’accident à TF1. Il explique qu’il était « en train de dormir » lorsque les deux trains sont entrés en collision.
« Quand je me suis réveillé, j’étais en train de voler et je me suis cogné contre les sièges », a-t-il confié. Sa première réaction a alors été de ne pas bouger. Il a ensuite rassemblé ses affaires et essuyé le sang provoqué par sa blessure.
« C’est comme s’ils avaient posé une bombe »
Un autre passager, qui a souhaité rester anonyme, raconte avoir été « projeté de quatre ou cinq sièges » au moment du choc. Il a ensuite décrit le chaos qui régnait dans le train après la collision.
« Il y avait des corps sans vie dans notre wagon », a-t-il raconté à la radio Onda Cero.
Jesús, interrogé par Cadena SER, parle quant à lui d’une « situation d’urgence absolue ». Selon son témoignage, de nombreuses personnes souffraient après l’accident et la situation était particulièrement difficile à supporter.