
Il est donc difficile d’attribuer un changement physique uniquement à l’absence de rapports.
Chez les hommes comme chez les femmes, une baisse du désir peut également précéder l’abstinence plutôt qu’en être la conséquence.
Chez les hommes, qu’arrive-t-il réellement ?
Le document évoque la possibilité de troubles de l’érection ou d’une diminution de la tonicité des tissus après une longue période sans activité sexuelle.
Il faut néanmoins éviter d’en conclure qu’un homme risque automatiquement de développer des troubles érectiles parce qu’il ne fait pas l’amour.
Les difficultés d’érection peuvent avoir de nombreuses causes.
L’âge, la santé cardiovasculaire, certains médicaments, le stress, l’anxiété ou différentes maladies peuvent notamment jouer un rôle.
L’absence de rapports sexuels, à elle seule, ne permet donc pas d’expliquer l’apparition d’un trouble.
L’« atrophie pénienne » reste une affirmation à nuancer
L’idée selon laquelle le pénis s’atrophierait simplement parce qu’un homme n’a plus de rapports sexuels peut être particulièrement inquiétante.
Le document précise d’ailleurs que les cas évoqués sont rares et qu’une absence de rapports n’entraîne pas automatiquement ce phénomène.
Il ne faut donc pas considérer l’abstinence comme une cause systématique d’atrophie.
En cas de modification inhabituelle, de douleur ou de difficultés érectiles persistantes, il est préférable d’en parler à un professionnel de santé plutôt que d’attribuer automatiquement le problème au manque d’activité sexuelle.
Chez les femmes, la reprise peut parfois être inconfortable
Après une longue période sans rapports, certaines femmes peuvent trouver la reprise de la pénétration moins confortable.
Une lubrification insuffisante peut notamment entraîner une sensation d’inconfort ou des douleurs.
Cependant, de nombreux autres facteurs doivent être pris en compte.
L’âge et les variations hormonales jouent notamment un rôle important, en particulier autour de la ménopause.
Le document souligne lui-même que ces manifestations peuvent varier selon l’âge, les hormones et l’état de santé général.
Une longue abstinence ne signifie donc pas automatiquement que le vagin devient moins fonctionnel.