
Quand faut-il agir et comment réduire les risques ?
La rupture d’un anévrisme représente une urgence médicale. Elle peut provoquer une hémorragie interne importante ou un saignement autour du cerveau.
Une douleur brutale dans la poitrine, le dos ou l’abdomen, surtout lorsqu’elle s’accompagne d’un malaise, de sueurs froides, d’une pâleur ou d’une perte de connaissance, nécessite une intervention immédiate.
En France, il faut appeler le 15 ou le 112 en présence de symptômes pouvant évoquer une urgence. Il ne faut pas conduire soi-même jusqu’à l’hôpital ni attendre un rendez-vous médical classique.
Le dépistage joue également un rôle important chez certaines personnes. Les médecins peuvent rechercher un anévrisme grâce à plusieurs examens d’imagerie, comme une échographie, un scanner ou une IRM.
Ils choisissent l’examen en fonction de la localisation suspectée et des facteurs de risque. Un dépistage systématique n’est pas nécessaire pour toute la population. Toutefois, il peut être envisagé dans certaines situations, notamment en présence d’antécédents familiaux ou de facteurs de risque spécifiques.
L’âge, le tabagisme, l’hypertension artérielle et certaines prédispositions familiales peuvent favoriser le développement de certains anévrismes.
Pour réduire les risques vasculaires, il est utile de surveiller sa tension artérielle et d’arrêter de fumer. Pratiquer une activité physique adaptée et suivre les recommandations médicales sont également des mesures importantes.
Ces habitudes ne garantissent pas l’absence d’anévrisme. Cependant, elles contribuent à préserver la santé des artères et, plus largement, la santé cardiovasculaire.
Le point essentiel à retenir est qu’un anévrisme peut rester silencieux jusqu’à l’apparition d’une complication. Un mal de tête soudain et extrêmement violent, une douleur brutale dans la poitrine, le dos ou le ventre, ou encore un malaise accompagné d’une perte de connaissance doivent conduire à appeler immédiatement les secours.
Même en l’absence de symptômes, les personnes présentant certains facteurs de risque peuvent discuter avec leur médecin de l’intérêt d’un dépistage adapté.