
Depuis l’annonce de la trêve, le prix du gaz en Europe a reculé d’environ 20 %, tandis que le baril de pétrole est repassé sous la barre symbolique des 100 dollars, après avoir atteint des niveaux bien plus élevés. Sur BFMTV, Olivier Gantois, président de l’Union Française des Industries Pétrolières, a expliqué que la baisse du brut — environ 15 dollars en quelques jours — devrait commencer à se refléter dans les prix à la pompe sous 24 à 48 heures.
Le baril de Brent reste toutefois autour de 94 dollars, contre 72 dollars avant le conflit, et celui du West Texas Intermediate (WTI) tourne autour de 95 dollars. Ces niveaux restent donc élevés par rapport à l’avant-crise.
Selon les estimations, la baisse attendue pourrait atteindre 5 à 10 centimes par litre. Pour un plein de 50 litres, cela représenterait entre 2,50 et 5 € d’économie — un soulagement bienvenu, même si les prix resteraient supérieurs à ceux d’avant la crise.
Pourquoi les prix baissent-ils toujours plus lentement qu’ils n’augmentent ?
Ce phénomène est bien connu des automobilistes sous le nom d’« effet fusée et plume » : les prix s’envolent rapidement lorsque le pétrole monte, mais redescendent beaucoup plus lentement lorsque le marché se détend. Les distributeurs expliquent souvent ce décalage par le fait qu’ils doivent d’abord écouler les stocks achetés à un prix plus élevé.
Mais cette explication ne suffit pas toujours à convaincre. Le gouvernement rappelle que le coût du pétrole brut ne représente qu’environ un tiers du prix final à la pompe. Le reste dépend des taxes, des coûts de raffinage, du transport et des marges commerciales.
En promettant des contrôles et en facilitant les livraisons, l’exécutif veut s’assurer que la baisse des cours internationaux se traduise rapidement dans le portefeuille des automobilistes. Reste désormais à voir si ces mesures permettront une baisse rapide et réelle dans toutes les stations.