
Fin février, la guerre en Iran déclenchée par Donald Trump a bouleversé le détroit d’Ormuz. Depuis, les conséquences se font sentir sur le pétrole, l’énergie et les prix.
Pour les classes moyennes françaises, la question devient donc très concrète. Entre carburant, alimentation et crédit, combien ce conflit peut-il finalement coûter aux ménages ?
La guerre en Iran fait grimper les prix
Pendant que Donald Trump multiplie les déclarations sur la guerre en Iran, les prix continuent de progresser. La flambée du pétrole et du gaz liée au conflit pèse déjà sur l’économie mondiale.
En France, l’Insee mesure une hausse des prix de 0,9 % en février. Ensuite, celle-ci atteint 1,7 % en mars.
La guerre en Iran, lancée fin février par les États-Unis et Israël, a transformé le détroit d’Ormuz en zone à risques. Or, ce couloir stratégique fonctionne désormais au ralenti.
Les conséquences concernent d’abord les factures d’énergie. Cependant, le contenu du caddie pourrait également devenir plus cher pour les ménages européens.
Donald Trump assure que la fin du conflit approche
Face aux records des prix du carburant aux États-Unis, Donald Trump répète que la fin du conflit est proche. Il a notamment parlé de « deux ou trois semaines », un délai déjà dépassé.
Pendant ce temps, l’essence frôle 4 dollars le gallon, soit environ 3,7 euros. Donald Trump évoque pourtant un « très petit prix à payer », rapportait Euronews.
Au Sénat français, Claude Malhuret, élu Horizons, a vivement critiqué le président américain. Il l’a qualifié de « fou dangereux », tout en le comparant à Vladimir Poutine, selon 20 Minutes.
Le sénateur a également cité un proverbe turc : « quand un clown s’installe dans un palais, il ne devient pas roi. C’est le palais qui devient un cirque ».
Puis, Claude Malhuret a résumé son analyse en quelques mots : « Il n’y a pas de stratégie ».
Le détroit d’Ormuz au cœur des inquiétudes
Les conséquences de la guerre en Iran ne concernent pas uniquement le pétrole et le gaz. En effet, un tiers de l’engrais utilisé dans l’agriculture mondiale passe par le détroit d’Ormuz.
Or, la circulation des bateaux y est désormais très perturbée. Cette situation pourrait donc avoir des conséquences sur les matières agricoles.
Stéphanie Villers, conseillère économique chez PwC, a expliqué cette mécanique au Parisien. Elle souligne notamment le lien entre l’agriculture, l’énergie et les engrais.
« Car les matières agricoles ont besoin d’énergie pour être récoltées et il y a des matières fossiles dans les engrais. Plus le blocage du détroit d’Ormuz durera, plus le conflit pèsera sur les cours mondiaux. Ils flambent, aussi, à cause du manque de visibilité », a-t-elle expliqué.