Selon Mathilde Touvier, chercheuse à l’Inserm et coautrice de l’étude, ce n’est pas uniquement la nature de l’additif qui pose problème, mais aussi le contexte dans lequel il est utilisé. La transformation industrielle des aliments pourrait modifier la façon dont ces substances sont assimilées par l’organisme, amplifiant ainsi leurs effets potentiellement nocifs.
Une consommation quotidienne souvent sous-estimée
L’un des points clés de ces travaux est la notion de consommation « élevée », qui peut en réalité correspondre à des habitudes alimentaires très courantes. Par exemple, consommer quelques nuggets par jour, boire une canette de soda quotidiennement ou manger régulièrement des plats préparés suffit à atteindre des niveaux d’exposition jugés préoccupants.
Face à ces constats, les chercheurs appellent à la prudence. Sans alarmer inutilement, ils recommandent de privilégier autant que possible les aliments bruts, peu transformés, ainsi que les préparations faites maison. Une attention particulière doit également être portée aux étiquettes, en favorisant les produits avec des listes d’ingrédients courtes et compréhensibles.
Ces nouvelles données scientifiques viennent ainsi nourrir un débat déjà bien installé sur la qualité de notre alimentation et l’impact des produits ultratransformés sur la santé. Elles soulignent surtout l’importance d’une meilleure information des consommateurs et d’un encadrement plus strict de certains additifs, afin de limiter les risques à long terme.
Dans un contexte où les habitudes alimentaires évoluent rapidement, ces études rappellent une chose essentielle : ce que nous consommons chaque jour peut avoir des conséquences durables sur notre santé.
