
Une nouvelle proposition de loi, portée par l’ancien ministre de la Santé Frédéric Valletoux, pourrait bientôt imposer des visites médicales obligatoires tous les cinq ans pour les conducteurs de plus de 70 ans. L’objectif : s’assurer régulièrement que les automobilistes âgés sont toujours aptes à la conduite.
Invité sur RTL, Frédéric Valletoux a qualifié cette initiative de « mesure de bon sens ». Selon lui, il serait pertinent d’instaurer une visite médicale tous les 15 ans pour tous les conducteurs, afin de vérifier leurs aptitudes physiques et cognitives. Passé l’âge de 70 ans, cette fréquence serait réduite à tous les cinq ans, pour mieux prévenir les risques liés à une perte progressive des capacités nécessaires à la conduite.
Le député du parti Horizons précise ne pas vouloir stigmatiser les seniors, mais plutôt prévenir les accidents en repérant plus tôt les personnes qui ne sont plus en mesure de conduire en toute sécurité. « Quel que soit l’âge, on peut perdre l’aptitude à conduire », souligne-t-il, rappelant que la démarche se veut avant tout préventive et responsable.
Une loi motivée par un drame récent
Cette proposition trouve notamment son origine dans un accident tragique survenu à La Rochelle l’année dernière. Une conductrice de 83 ans, roulant à contresens sur une avenue limitée à 30 km/h, avait percuté un groupe d’enfants à vélo, provoquant la mort d’une fillette de 10 ans. Condamnée à quatre ans de prison avec sursis, elle a ravivé le débat sur la sécurité routière et les limites d’âge pour la conduite.
Vers une harmonisation européenne
Frédéric Valletoux souhaite également aligner la France sur les pratiques européennes. Plusieurs pays imposent déjà des examens médicaux périodiques pour renouveler le permis de conduire. En France, la future transposition de la réglementation européenne sur le renouvellement administratif du permis tous les 15 ans serait l’occasion idéale pour introduire cette exigence.
Les visites seraient effectuées par un médecin agréé, chargé d’évaluer les réflexes, la compréhension et la perception de l’environnement du conducteur. L’objectif, selon l’ancien ministre, est clair : garantir que chacun conserve les capacités nécessaires à une conduite sûre, pour soi et pour les autres usagers de la route.
Source : Capital (avec 6médias)