
Les experts en hygiène funéraire recommandent déjà d’éviter les gestes trop intimes, surtout avec un corps non préparé ou non conservé en chambre froide. Dans certains pays, des mesures strictes sont appliquées lors d’épidémies : port du masque et de gants, voire interdiction totale de toucher le corps.
Entre traditions et précautions
Les propos du docteur Ivanovik ont déclenché de vives réactions. Pour certains internautes, personne ne devrait les priver d’un dernier geste d’amour envers un proche. D’autres estiment au contraire qu’il est nécessaire de revoir certaines pratiques funéraires à la lumière des risques sanitaires.
La question va bien au-delà de la médecine : le deuil est avant tout une affaire de culture, de valeurs et de croyances. Dans certaines traditions, toucher ou embrasser le défunt est incontournable, alors que dans d’autres, ce geste est strictement proscrit.
Des gestes alternatifs pour dire adieu
Pour concilier sécurité et recueillement, plusieurs alternatives symboliques existent : déposer une fleur, poser une main sur le cercueil, allumer une bougie ou prononcer quelques mots silencieux. Ces gestes permettent d’exprimer son attachement tout en limitant les risques.
Les professionnels du secteur funéraire conseillent également les familles selon la cause du décès et les conditions de conservation du corps. Au final, embrasser ou non un défunt reste un choix personnel, mais il mérite d’être fait en toute connaissance des risques et précautions possibles.