
C’est quoi l’hantavirus ?
Les hantavirus sont une famille de virus principalement transmis par certains rongeurs sauvages. Les humains peuvent être contaminés après avoir inhalé des particules provenant des urines, des excréments ou de la salive d’animaux infectés. Bien que plusieurs dizaines de variants existent à travers le monde, seuls quelques-uns provoquent des maladies graves chez l’être humain.
L’Organisation mondiale de la Santé distingue actuellement deux grandes catégories d’hantavirus selon les régions du monde où ils circulent.
- En Europe et en Asie, les hantavirus provoquent surtout des fièvres hémorragiques avec atteinte rénale. Jusqu’à présent, aucune transmission entre humains n’a été observée pour ces souches.
- En Amérique du Nord, centrale et du Sud, certaines souches peuvent entraîner un syndrome pulmonaire à hantavirus (SPH), une forme beaucoup plus sévère touchant les poumons et le système cardiovasculaire. La souche Andes, identifiée dans cette affaire, est actuellement la seule connue pour pouvoir se transmettre d’un humain à un autre dans certaines conditions très particulières.
Le virus Andes a été identifié pour la première fois en 1996. Depuis cette découverte, plusieurs clusters de contamination ont été étudiés par les scientifiques, principalement en Argentine et au Chili. Chaque année, entre 50 et 100 cas sont recensés dans ces régions rurales d’Amérique du Sud, où vivent les rongeurs porteurs du virus.
Des chercheurs ont notamment observé qu’une transmission interhumaine restait généralement limitée à des contacts très rapprochés et prolongés. Un article scientifique publié en 2020 évoquait par exemple un anniversaire rassemblant une centaine de personnes : seules les personnes assises à proximité immédiate du malade avaient finalement été contaminées.
Publication Instagram de l’Institut Pasteur, mai 2026.
Quels sont les symptômes de l’hantavirus ?
Selon l’OMS, les symptômes peuvent apparaître entre une et huit semaines après l’exposition au virus. Cette longue période d’incubation explique pourquoi les autorités sanitaires continuent de surveiller les passagers et cas contacts plusieurs semaines après leur exposition potentielle.