
Des excuses très limitées
Interrogée sur le caractère raciste de ses déclarations, Celeste Amarillo a reconnu que ses propos relevaient bien du racisme. Elle a expliqué que c’était précisément cette raison qui l’avait poussée à supprimer sa publication.
Elle a toutefois précisé qu’elle ne comptait pas présenter d’excuses personnelles à Kylian Mbappé.
« Il ne m’a jamais demandé de m’excuser, et je n’ai aucune raison de le faire. J’ai écrit ce que j’avais à écrire », a-t-elle affirmé.
Elle a ensuite ajouté : « Oui, ce que j’ai écrit est du racisme, c’est pour cela que j’ai supprimé mon message. Je présente mes excuses à tout le monde. Je déteste le racisme. Je suis en pleine reconstruction. Je viens d’une communauté où les choses sont différentes. En Europe et en France, les règles sont différentes. »
La sénatrice a également évoqué ce qu’elle considère comme le comportement irrespectueux de Kylian Mbappé durant la rencontre face au Paraguay, estimant que cet aspect n’avait pas été suffisamment pris en compte dans les réactions médiatiques.
De nouvelles attaques contre Mbappé
Celeste Amarillo ne s’est pas arrêtée là. Elle a poursuivi ses critiques en estimant que les Paraguayens étaient victimes d’un traitement injuste.
« Quand ce mal élevé de Kylian Mbappé crie sur nos joueurs, personne ne les défend. Lorsqu’un Français affirme que les Paraguayens sont repoussants, personne ne réagit. Et lorsque je parle de noix de coco, cela devient un scandale », a-t-elle déclaré.
Elle a poursuivi en affirmant que les Paraguayens, les Africains et les Sud-Américains étaient, selon elle, tous victimes de discriminations similaires.
« Pour eux, nous sommes tous des “negritos” », a-t-elle ajouté.
Une menace adressée au capitaine des Bleus
La conférence de presse s’est terminée sur des propos particulièrement remarqués. Tout en rappelant avoir retiré sa publication initiale, Celeste Amarillo a estimé que Kylian Mbappé devrait également revenir sur ses propres déclarations à son encontre.
« J’ai supprimé mes propos, mais Kylian Mbappé devrait faire la même chose », a-t-elle affirmé.
La sénatrice est ensuite allée plus loin en lançant un avertissement au joueur français.
« Je lui dirais de se méfier des Paraguayens. Ici, nous avons envoyé Ronaldinho en prison pour corruption. Qu’il ne me sous-estime pas, je peux également engager des poursuites contre lui », a-t-elle déclaré.
Enfin, elle a également adressé un message à la Fédération française de football, qui pourrait envisager une action judiciaire.
« Je préviens la FFF : elle peut engager un avocat si elle le souhaite, mais elle n’a pas le droit de porter plainte contre moi. Je n’ai cité personne nommément. Si elle souhaite saisir la justice, libre à elle », a conclu la sénatrice.
Cette nouvelle prise de parole, loin d’apaiser les tensions, devrait au contraire alimenter encore davantage une polémique qui continue de susciter de nombreuses réactions en France comme à l’international.