Andréa a découvert que son hirsutisme était associé, selon son diagnostic médical, à un syndrome des ovaires polykystiques (SOPK).
Le SOPK est un trouble hormonal fréquent qui peut notamment s’accompagner d’une pilosité excessive, d’acné ou de perturbations du cycle menstruel.
Andréa explique que ses médecins lui avaient proposé une contraception hormonale. Ne souhaitant pas prendre la pilule, elle indique avoir reçu un autre traitement destiné à réduire l’action ou le niveau des androgènes.
Au moment de son témoignage, elle suivait ce traitement depuis trois mois et demi sans avoir encore observé d’amélioration.
Parfois, aucune cause évidente n’est retrouvée
La situation de Laureen est différente.
Après l’apparition de sa pilosité, elle a consulté des endocrinologues et des dermatologues.
« Après plusieurs examens, aucun résultat n’a démontré que j’avais des dérèglements d’hormones, d’ovaires ou de problèmes de thyroïde », raconte-t-elle.
Il est effectivement possible qu’un hirsutisme soit présent alors que les examens ne mettent pas en évidence de cause hormonale évidente.
Le contexte familial, l’origine de la pilosité et la sensibilité des follicules pileux aux androgènes peuvent notamment entrer en jeu.
Une consultation médicale permet surtout de rechercher une éventuelle cause nécessitant une prise en charge particulière, notamment lorsque la pilosité apparaît brutalement ou progresse rapidement.
Un impact parfois important sur la confiance en soi
Au-delà de son aspect médical, l’hirsutisme peut avoir des conséquences psychologiques et sociales importantes.
Laureen raconte avoir particulièrement souffert du regard des autres.
« J’étais obligée de me cacher tout le temps », confie-t-elle.
Elle coiffait notamment ses cheveux vers l’avant, portait des cols roulés et pouvait éviter de sortir pendant plusieurs jours afin d’avoir le temps de retirer ses poils un à un à la pince.
Une ancienne relation amoureuse a également profondément affecté son estime d’elle-même.
Son compagnon de l’époque lui faisait des remarques humiliantes sur sa pilosité et l’appelait notamment « Laurent » au lieu de Laureen.
