Andréa essaie de moins penser au regard des autres
Andréa reconnaît également que cette pilosité influence sa manière d’interagir avec les autres.
Elle essaie toutefois progressivement de prendre davantage de distance avec leur regard.
« Depuis quelque temps, j’essaie de ne plus prêter attention à cela », explique-t-elle.
Certaines situations continuent néanmoins à provoquer de l’inquiétude.
Lorsqu’une personne baisse les yeux pendant une conversation, Andréa peut immédiatement se demander si celle-ci vient de remarquer un poil sur son visage ou son cou.
Elle souhaite cependant remettre en question certains standards esthétiques.
« Il faut apprendre à vivre avec et à ne pas se focaliser sur l’idéal féminin sans poils, sans rides, sans rondeurs. Toutes les femmes sont belles », affirme-t-elle.
Certaines femmes choisissent de ne plus s’épiler
Toutes les femmes atteintes d’hirsutisme ne souhaitent pas nécessairement éliminer leurs poils.
Queen Esie, artiste et militante pour la normalisation de la pilosité corporelle, a par exemple choisi de ne plus s’épiler depuis 2020.
Elle assume notamment les poils présents sur son torse et son ventre.
« Quand je les retirais, je me rendais compte que j’avais l’air “normale”, mais aussi que ce n’était plus moi », expliquait-elle à Brut.
Son objectif est de contribuer à une meilleure acceptation des différentes formes de pilosité et, plus largement, de la diversité des corps.
D’autres femmes préfèrent au contraire retirer leurs poils. Il s’agit d’un choix personnel qui peut aussi être motivé par l’inconfort ressenti.
Pince à épiler, laser… plusieurs solutions existent
Andréa explique utiliser régulièrement une pince à épiler.
« Je prends le temps de m’épiler tous les trois jours environ », indique-t-elle.
Laureen a de son côté essayé différentes méthodes.
Vers 19 ou 20 ans, lorsqu’elle a commencé à gagner son propre argent, elle s’est tournée vers l’épilation laser après avoir reçu des conseils médicaux.
Mais son expérience ne s’est pas déroulée comme elle l’espérait.
