Poils sur le torse, le cou, le menton : des femmes concernées par l’hirsutisme témoignent

Elle explique avoir constaté ce qu’elle décrit comme des repousses paradoxales, c’est-à-dire une stimulation indésirable de poils dans certaines zones proches de celles traitées.

Après trois séances, elle a donc décidé d’arrêter.

Laureen s’est ensuite tournée vers l’électrolyse

La jeune femme a alors essayé une autre technique : l’électrolyse.

Cette méthode consiste à traiter individuellement les follicules pileux à l’aide d’une très fine sonde délivrant un courant électrique.

Laureen raconte avoir multiplié les rendez-vous, à raison d’une ou deux séances par mois pendant environ un an.

Mais cette méthode représente pour elle un coût financier important.

Elle a donc choisi de concentrer les séances sur son cou.

Comme pour les autres techniques d’épilation, les résultats peuvent varier selon la pilosité, la zone traitée et la situation hormonale.

Un avis dermatologique peut être utile avant d’entreprendre certains traitements, particulièrement en cas d’hirsutisme important.

Quand l’apparition de poils doit-elle conduire à consulter ?

Quelques poils isolés sur le menton ou autour des mamelons peuvent être parfaitement courants et ne signifient pas automatiquement qu’une femme souffre d’un trouble hormonal.

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En revanche, une pilosité importante ou qui apparaît rapidement mérite d’être discutée avec un professionnel de santé.

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Une consultation est particulièrement utile lorsque l’apparition de poils épais s’accompagne d’autres changements, comme des règles très irrégulières, une acné importante, une chute de cheveux inhabituelle ou d’autres modifications physiques.

Le médecin peut alors déterminer si des examens hormonaux ou une consultation spécialisée sont nécessaires.

L’hirsutisme n’est ni un manque d’hygiène ni une faute

Les témoignages d’Andréa et Laureen rappellent enfin que la pilosité féminine reste entourée de nombreux préjugés.

Avoir des poils épais sur le visage, le ventre ou le torse n’est pas le signe d’un manque d’hygiène.

Certaines femmes souhaitent les retirer, tandis que d’autres préfèrent les conserver et les assumer. Il n’existe pas une réponse unique valable pour toutes.

Lorsqu’une femme vit mal son hirsutisme, une prise en charge peut associer la recherche de sa cause, un éventuel traitement médical et différentes solutions dermatologiques ou esthétiques.

Mais au-delà des traitements, les témoignages de ces jeunes femmes mettent surtout en évidence le poids du regard social. Une pilosité différente des standards esthétiques habituels ne devrait jamais justifier les moqueries ou les humiliations.

Le prénom d’Andréa a été modifié.