
L’affaire Rebecca Joynes a suscité une importante attention au Royaume-Uni. Cette ancienne professeure de mathématiques s’est retrouvée devant la justice à Manchester, où elle devait répondre de graves accusations concernant deux adolescents.
Les faits reprochés impliquent deux élèves qui étaient âgés de 15 et 16 ans à l’époque. Selon l’accusation, l’enseignante aurait entretenu des relations sexuelles avec eux alors qu’elle travaillait dans leur établissement scolaire. Rebecca Joynes a toutefois contesté les accusations portées contre elle.
Au cours de la procédure, plusieurs éléments ont été présentés au tribunal. Les enquêteurs se sont notamment intéressés aux échanges privés, aux rencontres qui auraient eu lieu en dehors de l’école et aux éléments matériels recueillis pendant l’enquête.
L’affaire a également soulevé des questions concernant les limites entre une enseignante et ses élèves. Par ailleurs, la justice s’est intéressée aux événements qui se seraient produits après les premières accusations visant Rebecca Joynes.
Rebecca Joynes évoque une période personnelle difficile
Devant le tribunal, l’ancienne professeure a parlé de sa situation personnelle à l’époque des faits présumés. Elle a notamment évoqué les conséquences de la pandémie de Covid-19 sur sa vie et son état d’esprit.
Rebecca Joynes a également expliqué qu’elle sortait d’une relation amoureuse qui avait duré neuf ans. Elle aurait alors traversé une période de solitude et recherché davantage d’attention.
Ces déclarations font partie de la version présentée par l’accusée devant la justice. Cependant, elles ne permettent pas, à elles seules, de déterminer la réalité des faits qui lui sont reprochés. Le tribunal doit examiner l’ensemble des témoignages et des éléments versés au dossier.
L’attention s’est notamment portée sur les relations que l’enseignante aurait entretenues avec deux adolescents. Pour protéger leur identité, ils ont été désignés au cours de la procédure comme les élèves A et B.
Les premiers échanges présumés avec un élève de 15 ans
À l’époque, Rebecca Joynes enseignait les mathématiques dans l’établissement fréquenté par les deux adolescents. Le premier jeune concerné, désigné comme l’élève A, était âgé de 15 ans au moment des faits évoqués.
Dans une déclaration enregistrée par la police et présentée dans le cadre de l’affaire, l’adolescent a raconté comment leurs échanges auraient commencé. Selon son témoignage, l’enseignante lui aurait donné presque tous les chiffres de son numéro de téléphone.
Elle lui aurait ensuite demandé de deviner le dernier chiffre. Une fois le numéro complet trouvé, les deux auraient commencé à communiquer régulièrement, notamment à travers Snapchat.
D’après le récit du jeune homme, leurs échanges auraient progressivement dépassé le cadre scolaire. L’adolescent aurait notamment menti à sa mère afin de pouvoir retrouver son enseignante en dehors de l’établissement.