
Elle estime que les femmes doivent aussi changer certaines habitudes.
L’une de ses principales critiques concerne leur difficulté à créer des réseaux solides.
Selon elle, les hommes ont depuis longtemps compris l’importance de ces alliances.
Ils s’entraident, échangent des informations et construisent des relations qui peuvent servir leur carrière.
Les femmes devraient donc apprendre à faire la même chose.
« Les femmes doivent apprendre à travailler en réseau »
Roselyne Bachelot résume clairement sa pensée.
« Les femmes doivent apprendre à travailler en réseau », affirme-t-elle.
Elle utilise ensuite une expression beaucoup plus surprenante.
Selon elle, les femmes seraient encore trop marquées par ce qu’elle appelle la « psychologie du harem ».
L’ancienne ministre explique son idée avec une métaphore.
« Celle qui est choisie par le doigt du sultan l’est au détriment des autres », déclare-t-elle.
À travers cette comparaison, Roselyne Bachelot décrit un mécanisme de compétition.
Certaines femmes peuvent avoir l’impression qu’une seule place leur est réservée.
La réussite de l’une serait alors perçue comme empêchant celle des autres.
Pour l’ancienne ministre, cette logique doit disparaître.
La solidarité féminine comme réponse
Roselyne Bachelot défend au contraire une autre approche.
Les femmes doivent pouvoir compter les unes sur les autres.
Cette solidarité doit notamment exister lorsqu’elles occupent des fonctions importantes.
L’ancienne ministre affirme avoir essayé d’appliquer cette philosophie lorsqu’elle était au gouvernement.
« J’ai voulu que les femmes du gouvernement soient des amies, qu’elles sachent qu’elles pouvaient compter sur moi », explique-t-elle.
Cette solidarité ne devait pas rester symbolique.
Roselyne Bachelot raconte avoir concrètement aidé certaines collègues.
Elle remplaçait de jeunes ministres au Parlement
L’ancienne ministre évoque notamment les longues séances parlementaires.
Certains débats pouvaient se dérouler tard dans la nuit.
D’autres avaient lieu pendant le week-end.
Pour de jeunes ministres ayant des enfants, cette organisation pouvait devenir particulièrement difficile.
Roselyne Bachelot explique donc avoir parfois pris leur place.