
Là encore, le mot « tueuse » est utilisé dans son sens politique et figuré.
Il ne s’agit évidemment pas d’une référence à un acte violent réel.
Une vengeance politique qu’elle assume
Roselyne Bachelot ne semble pas regretter cet épisode.
Au contraire, elle assume pleinement sa réponse.
Cette anecdote illustre surtout la dureté des rapports de force qu’elle décrit.
Une carrière politique peut être faite d’alliances.
Mais elle comporte également des rivalités, des ruptures et parfois des règlements de comptes.
Après plusieurs décennies dans cet univers, l’ancienne ministre ne cherche donc pas à embellir son expérience.
Elle reconnaît avoir elle-même participé à ces rapports de force.
Le machisme reste au cœur de son témoignage
Pour autant, Roselyne Bachelot n’oublie pas les difficultés particulières rencontrées par les femmes.
Le machisme a longtemps marqué le monde politique.
Selon son témoignage, les femmes ont donc dû apprendre à évoluer dans un environnement construit principalement par et pour des hommes.
Elles ont parfois dû adopter les mêmes codes pour parvenir à s’imposer.
Mais pour Roselyne Bachelot, reproduire uniquement les comportements les plus agressifs ne constitue pas une solution durable.
Elle préfère insister sur la création de réseaux.
Roselyne Bachelot défend la force du collectif
Son message final est donc moins provocateur que certaines de ses déclarations.
Après avoir connu les rivalités et les coups bas, Roselyne Bachelot considère que la solidarité entre femmes reste essentielle.
Elle ne nie pas l’existence de compétitions entre elles.
Sa déclaration très directe sur les « salopes » montre même qu’elle refuse d’idéaliser les relations féminines.
Cependant, elle estime que les femmes gagneraient à ne plus considérer la réussite d’une autre comme une menace.
Pour elle, accéder aux responsabilités ne doit pas être un jeu dans lequel une femme prend nécessairement la place d’une autre.
Après des décennies de carrière, Roselyne Bachelot conserve donc un regard sans concession sur la politique.
Un univers qu’elle décrit comme dur et parfois impitoyable.
Mais derrière ses formules provocatrices, l’ancienne ministre défend surtout une conviction : pour gagner davantage de place dans les sphères de pouvoir, les femmes ont tout intérêt à construire des alliances plutôt qu’à rester isolées.