
Elle pouvait participer à certains débats afin de leur permettre de rentrer auprès de leur famille.
Un geste qu’elle présente comme une forme concrète de solidarité.
Pour elle, cette entraide peut faire une réelle différence dans une carrière.
Des réseaux au-delà des différences politiques
Roselyne Bachelot affirme également avoir travaillé avec des femmes appartenant à différentes sensibilités politiques.
Son engagement ne se limitait donc pas uniquement à son propre camp.
Elle évoque notamment son travail auprès d’associations féminines et féministes.
Ces expériences auraient renforcé sa conviction.
Les femmes ont intérêt à créer des réseaux et à partager leurs expériences.
Elles peuvent être adversaires sur certaines questions politiques tout en défendant ensemble une meilleure représentation féminine.
L’ancienne ministre rappelle également son engagement en faveur de la féminisation de son parti, l’UMP.
Elle souhaitait voir davantage de femmes accéder aux postes de responsabilité.
Un milieu politique qu’elle décrit comme impitoyable
Malgré cet appel à la solidarité, Roselyne Bachelot ne cherche pas à donner une image idéalisée de la politique.
Son entretien contient plusieurs anecdotes particulièrement révélatrices.
L’une d’elles concerne une question volontairement provocatrice posée par ELLE.
Le magazine lui demande si elle a déjà « tué » quelqu’un en politique.
Il s’agit évidemment ici d’une expression métaphorique.
La question fait référence au fait d’avoir provoqué la chute ou l’éviction politique d’un adversaire.
La réponse de Roselyne Bachelot est immédiate.
« Oui, par vengeance. Et je ne le regrette pas ! »
« Oui, par vengeance. Et je ne le regrette pas ! », répond l’ancienne ministre.
Elle refuse toutefois de donner le nom de la personne concernée.
« Mais je ne vous dirai pas qui », ajoute-t-elle.
Le mystère reste donc entier.
Roselyne Bachelot donne néanmoins un indice supplémentaire.
Elle rappelle qu’à l’époque, Le Figaro avait utilisé une formule particulièrement marquante à son sujet.
Le journal l’aurait présentée comme « Roselyne Bachelot, la tueuse de secrétaire d’État ».