Un mauvais sommeil accélérerait le risque de démence : l’alerte des chercheurs

De son côté, le Dr Diego Z. Carvalho, neurologue à la Mayo Clinic, souligne dans un communiqué que ces résultats rappellent l’importance de traiter l’insomnie chronique, non seulement pour mieux dormir au quotidien, mais aussi pour préserver la santé cérébrale en vieillissant. Selon lui, le sommeil ne doit plus être vu comme un simple temps de repos, mais comme un véritable facteur de résilience cérébrale.

Dormir mieux ne suffit pas toujours

Pour autant, les experts restent prudents. Timothy Hearn rappelle qu’un mauvais sommeil est souvent associé à d’autres problèmes comme la dépression, l’anxiété, les douleurs chroniques ou encore l’apnée du sommeil, qui peuvent eux aussi affecter le cerveau. Déterminer précisément quel facteur traiter en priorité et à quel moment nécessitera encore des études de long terme rigoureusement conçues.

Ce qu’il faut retenir

  • Une étude menée sur 2 750 personnes montre que l’insomnie chronique augmente de 40 % le risque de troubles cognitifs ou de démence.
  • Dormir moins que d’habitude est associé à des performances cognitives comparables à celles d’une personne quatre ans plus âgée.
  • Ces résultats confirment l’importance de prendre en charge l’insomnie pour améliorer la qualité de vie et potentiellement protéger le cerveau avec l’âge.

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