Pour cette raison, chaque signal fait l’objet d’une analyse approfondie. Les chercheurs comparent les données disponibles afin de déterminer si les événements observés apparaissent plus fréquemment que prévu dans la population.
Aujourd’hui encore, plusieurs questions restent à l’étude. Les avis peuvent varier au sein de la communauté scientifique concernant le rôle exact des vaccins dans certaines pathologies rares. Les recherches se poursuivent donc afin d’obtenir des réponses plus précises.
Une étude internationale de très grande ampleur
Une étude récente a particulièrement retenu l’attention des chercheurs. Elle a été coordonnée par le Global Vaccine Data Network. Ce projet international repose sur les données de plus de 99 millions de personnes vaccinées.
Huit pays ont participé à cette recherche. Il s’agit de l’Argentine, de l’Australie, du Canada, de la France, du Danemark, de la Finlande, de la Nouvelle-Zélande et de l’Écosse.
Les résultats ont été publiés dans la revue scientifique Vaccine. Les chercheurs indiquent que la majorité des personnes incluses dans cette étude étaient âgées de 20 à 59 ans.
Ils précisent également que la France figurait parmi les pays ayant administré le plus grand nombre de doses durant la campagne vaccinale.
Les analyses portent principalement sur les vaccins développés par Pfizer-BioNTech, Moderna et AstraZeneca.
Des événements rares observés après certains vaccins
Les auteurs de l’étude indiquent avoir identifié une augmentation de plusieurs événements rares après l’administration de vaccins spécifiques.
Après une première dose du vaccin AstraZeneca, ils ont notamment relevé davantage de syndromes de Guillain-Barré ainsi que de thromboses veineuses cérébrales.
Le syndrome de Guillain-Barré est une maladie neurologique qui provoque une faiblesse musculaire. Dans certains cas, cette faiblesse peut évoluer rapidement et nécessiter une prise en charge médicale.
La thrombose veineuse cérébrale correspond, quant à elle, à la formation d’un caillot sanguin dans une veine du cerveau. Cette obstruction peut perturber la circulation du sang et entraîner des complications qui exigent une intervention rapide.