Le cas de Victor Wembanyama évoqué à titre d’exemple
Cette affection a récemment fait parler d’elle dans le monde du sport. Le basketteur français Victor Wembanyama a interrompu sa saison après avoir reçu un diagnostic de thrombose veineuse.
Les auteurs de l’étude précisent toutefois que son cas n’a pas été présenté comme une conséquence de la vaccination contre le Covid-19. Ils le citent uniquement pour illustrer cette pathologie désormais mieux connue du grand public.
Des myocardites et des péricardites également analysées
Les chercheurs rapportent aussi un risque accru de myocardite et de péricardite après certains vaccins contre le Covid-19.
La myocardite correspond à une inflammation du muscle cardiaque. La péricardite touche, de son côté, la membrane qui entoure le cœur.
Selon les auteurs, l’augmentation observée est statistiquement significative. Ils précisent également que d’autres signaux ont été identifiés au cours de leurs analyses. Ces observations nécessitent toutefois des recherches complémentaires avant de pouvoir tirer des conclusions définitives.
Des résultats qui demandent encore des confirmations
Les scientifiques insistent sur un point important. Leur étude met en évidence des associations observées dans les données recueillies. En revanche, elle ne permet pas, à elle seule, de démontrer qu’un vaccin est directement à l’origine de chacun des effets secondaires recensés.
Autrement dit, ces résultats constituent des signaux qui doivent encore être étudiés. Ils ne suffisent pas à établir une relation de cause à effet.
C’est précisément pour cette raison que les chercheurs poursuivent leurs travaux. Leur objectif est de confirmer ou d’écarter chacune des hypothèses identifiées grâce aux données recueillies.
Une surveillance scientifique toujours en cours
Depuis le début de la campagne vaccinale, la surveillance des vaccins contre le Covid-19 continue dans de nombreux pays. Les systèmes de pharmacovigilance enregistrent les déclarations d’événements médicaux et transmettent ces informations aux équipes de recherche.
Ces données permettent d’améliorer progressivement les connaissances sur les effets secondaires rares. Elles contribuent également à adapter les recommandations lorsque cela s’avère nécessaire.