
Cependant, certains signes sont beaucoup plus inquiétants. Une toux soudaine, une modification de la voix ou des difficultés à respirer nécessitent une attention immédiate. Un gonflement des lèvres, de la langue ou de la bouche doit également alerter.
Une réaction grave peut évoluer vers une anaphylaxie. Il s’agit d’une urgence médicale qui peut progresser très rapidement. En France, il faut alors contacter immédiatement les secours en composant le 15 ou le 112.
Certains aliments riches en histamine peuvent toutefois provoquer des symptômes qui ressemblent à une allergie. Des rougeurs peuvent, par exemple, apparaître autour de la bouche. Seul un professionnel de santé peut déterminer la cause d’une réaction suspecte.
Comment savoir si un enfant est allergique ?
Après une réaction importante à un aliment, il faut contacter rapidement les services d’urgence. Si les symptômes sont légers, les parents doivent demander conseil au médecin avant de réintroduire l’aliment suspect.
Le médecin cherchera d’abord à connaître les circonstances de la réaction. Il pourra également poser des questions sur les antécédents médicaux de l’enfant et de sa famille.
Des examens complémentaires peuvent ensuite être nécessaires. Une prise de sang peut notamment mesurer certains anticorps IgE. Un allergologue peut aussi réaliser des tests cutanés.
Ces examens ne doivent pas être interprétés seuls. Le diagnostic dépend également des symptômes et de l’histoire médicale de l’enfant. Dans certaines situations, d’autres tests peuvent être proposés sous surveillance médicale.
Que faire en cas d’allergie alimentaire ?
La diversification alimentaire débute généralement entre 4 et 6 mois, selon les recommandations données aux parents. Les allergènes courants peuvent être introduits pendant cette période sous une forme adaptée à l’âge du bébé.
En revanche, il n’est pas recommandé d’improviser des « tests » à domicile avec des quantités arbitraires. En cas d’eczéma sévère, d’allergie déjà connue ou de risque particulier, il vaut mieux demander conseil au pédiatre ou à l’allergologue.
Lorsqu’une allergie est confirmée, l’aliment responsable doit être évité selon les recommandations du médecin. Les parents doivent donc apprendre à lire attentivement les étiquettes et à identifier les différentes formes sous lesquelles l’allergène peut apparaître.
À l’école ou dans une autre collectivité, un projet d’accueil individualisé (PAI) peut être mis en place. Il précise les mesures à suivre en cas d’exposition accidentelle. Pour certains enfants, le médecin peut aussi prescrire un auto-injecteur d’adrénaline.
Enfin, certaines allergies peuvent évoluer avec l’âge. Un suivi régulier permet donc de vérifier si l’enfant reste allergique. Dans des situations précises, un allergologue peut également proposer une immunothérapie orale.
Sources : VIDAL ; Assurance Maladie (Ameli) ; Association Française pour la Prévention des Allergies ; CHU de Reims.