
Les experts rappellent notamment les bénéfices apportés par les vaccins. Ils permettent de réduire le risque de formes sévères ainsi que celui d’une hospitalisation.
Ainsi, leurs bénéfices dépassent largement les risques potentiels identifiés jusqu’à présent. Toutefois, certaines personnes souffrant déjà de pathologies préexistantes peuvent nécessiter une vigilance renforcée.
Un suivi médical adapté permet alors d’évaluer chaque situation individuellement.
Myocardite et péricardite : un risque rare mais confirmé
Parmi les effets secondaires les mieux documentés figurent la myocardite et la péricardite. La myocardite correspond à une inflammation du muscle cardiaque.
La péricardite concerne, quant à elle, une inflammation de l’enveloppe entourant le cœur. Ces deux affections ont principalement été observées chez de jeunes hommes après une deuxième dose de vaccin à ARN messager.
Les vaccins Pfizer et Moderna sont notamment concernés par ces observations. Selon les données des CDC américains, l’incidence serait d’environ un à deux cas pour 100 000 doses administrées.
Même si ce chiffre demeure faible, ces signalements ont naturellement suscité des interrogations. Les symptômes peuvent comprendre des douleurs thoraciques, des palpitations ou encore un essoufflement.
Heureusement, la majorité des cas restent bénins. Ils se résolvent généralement avec du repos et un traitement anti-inflammatoire.
Cependant, les autorités sanitaires recommandent de consulter un médecin lorsqu’un symptôme suspect apparaît après la vaccination.
La COVID-19 présente également un risque
Un élément important permet néanmoins de relativiser ces données. Le risque de myocardite serait beaucoup plus important après une infection naturelle par le SARS-CoV-2.
Une étude publiée dans le New England Journal of Medicine a notamment comparé les différents niveaux de risque. Après une infection, le risque de myocardite serait multiplié par six à sept.
En comparaison, il serait multiplié par deux à trois après la vaccination. Cette différence permet donc de mieux replacer l’effet secondaire dans son contexte.
Pour les jeunes hommes, notamment ceux pratiquant un sport intensif, un suivi médical peut néanmoins être conseillé après la vaccination.